« Un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres n’est pas victime ! Il est complice ». Georges Orwell


samedi 30 mai 2015

Les Nordiques et la souveraineté

Michel David
Le Devoir


Au printemps 1995, le hasard m’avait conduit dans la salle d’attente d’un studio de télévision où se trouvait également Jean Campeau, alors ministre des Finances dans le gouvernement Parizeau. Au détour de la conversation, je lui avais soumis que laisser partir les Nordiques à la veille du référendum risquait de nuire aux chances du Oui à Québec.

Non seulement les partisans des Nordiques en voudraient au gouvernement, mais leur départ risquait aussi de créer un climat défaitiste peu propice aux décisions audacieuses comme celle de quitter le Canada. M. Campeau m’avait gentiment fait comprendre qu’il tenait mes propos pour de la pure foutaise. Quel rapport pouvait-il y avoir entre une cause aussi noble que l’indépendance et un loisir aussi trivial que le hockey, n’est-ce pas ?

Cette semaine, François Legault a renversé l’équation. À l’en croire, c’est maintenant le désir d’indépendance de leur éventuel propriétaire qui nuirait au retour des Nordiques. Les bonzes fédéralistes de la LNH, plus particulièrement les propriétaires des Maple Leafs de Toronto et du Canadien de Montréal, ne voudraient pas d’un mouton noir séparatiste comme Pierre Karl Péladeau dans leurs rangs.

La tenue de deux élections partielles dans des circonscriptions de Québec le 8 juin prochain n’est évidemment pas étrangère à cette intervention. Les chances de la CAQ dans Jean-Talon sont nulles, mais une défaite dans Chauveau, où Gérard Deltell l’avait remporté haut la main à la dernière élection générale, serait désastreuse.

M. Legault n’est cependant pas le seul à penser que les ambitions politiques de M. Péladeau sont devenues un obstacle au retour des Nordiques. Le ministre responsable de la région, Sam Hamad, qui doit en faire la promotion, n’a pas voulu en rajouter, mais il s’est bien gardé de le contredire.

Bien entendu, le Canadien s’est aussitôt dissocié des « suppositions » du chef caquiste, rappelant que son propriétaire, Geoff Molson, a exprimé à plusieurs reprises son désir de voir une concession de la LNH revenir à Québec. Il ne peut évidemment pas s’y opposer publiquement, mais pourquoi le Canadien voudrait-il partager un marché dont il a actuellement le monopole ?


Le député péquiste de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, a fait valoir que la présence d’un gouvernement souverainiste, qui avait promis la tenue d’un référendum, n’avait pas empêché l’entrée des Nordiques dans la LNH en 1979. S’il était un libéral notoire, Marcel Aubut ne menait cependant pas une carrière politique en parallèle. Le problème n’est peut-être pas tant que M. Péladeau est souverainiste, mais qu’il est maintenant un politicien. Ce mélange des genres est généralement peu apprécié dans le milieu des affaires.

Le maire Labeaume a parfaitement raison de dire que la priorité de la LNH est l’argent. Le principal problème est précisément que Québec n’est pas l’endroit où il y en a le plus, même si tout le monde reconnaît que c’est une formidable ville de hockey. Certes, l’imposition d’un plafond salarial a changé la donne, mais Québec demeure un petit marché à l’échelle de la LNH.

Pour l’emporter sur des villes qui offrent un meilleur potentiel, Québecor devra trouver des alliés convaincants parmi les autres propriétaires de clubs. S’ils ne veulent pas d’un collègue politicien, ils n’auront même bas besoin d’imposer leur veto à la candidature de Québec, il leur suffira de laisser libre cours aux lois du marché.


Il reste que le retour des Nordiques serait une excellente nouvelle pour le PQ et le mouvement souverainiste en général. Depuis 2003, Québec est une véritable terre de Caïn pour le PQ. Seule Agnès Maltais arrive à se maintenir dans Taschereau. Si son chef ramenait le hockey professionnel dans la capitale, il ne fait pas de doute que plusieurs lui en seraient reconnaissants.

M. Péladeau s’est donné pour mission de faire la démonstration qu’un Québec indépendant serait non seulement viable, mais qu’il serait même plus prospère qu’il ne l’est présentement. La fierté est cependant un autre élément indispensable à la réussite du projet souverainiste. Les Québécois étaient fiers de leur équipe de hockey, même dans les années difficiles. Elle était en quelque sorte la preuve qu’eux aussi pouvaient jouer dans les ligues majeures, comme le Québec aurait sa place dans le concert des nations.

Partout dans le monde, le sport est un puissant vecteur du nationalisme. Bien sûr, le Canadien demeurera toujours auréolé de sa longue et glorieuse tradition, mais un club de hockey drapé dans le fleurdelisé, qui ferait sans doute un effort particulier pour recruter des joueurs francophones, n’en constituerait pas moins un puissant symbole. D’ailleurs, François Legault l’a bien dit : il serait le premier à applaudir le retour des Nordiques.

vendredi 22 mai 2015

Entretien avec Alain de Benoist

« « Vu du Kremlin, la France n’a plus de politique étrangère… »

Plusieurs vidéos tournent actuellement en boucle sur Internet. L’une du général Wesley Clark, ancien patron de l’OTAN, l’autre de George Friedman, président de Stratfor, une société privée de renseignement basée au Texas et notoirement liée à la CIA. Le premier est bouleversé par le cynisme de la Maison-Blanche, l’autre le revendique fièrement. Difficile dans ces conditions de savoir quelle politique les États-Unis entendent mener en Europe…
Elle a pourtant le mérite de n’avoir jamais changé. Depuis 1945, l’objectif des États-Unis est de favoriser l’Europe-marché au détriment d’une Europe-puissance qui pourrait devenir leur rivale. À cela s’ajoute, depuis la dislocation du système soviétique, un autre objectif vital : empêcher l’Europe occidentale d’établir un partenariat avec la Russie. George Friedman l’a rappelé après Brzezinski : en tant que grande Puissance de la Mer, l’intérêt primordial des États-Unis est d’empêcher l’unification de la grande Puissance de la Terre, c’est-à-dire de l’ensemble géopolitique eurasiatique. Les USA contrôlent tous les océans du monde, ce qu’aucune puissance du monde n’avait fait avant eux (« Maintenir le contrôle de la mer et le contrôle de l’espace est la base de notre pouvoir »), mais ils n’ont pas la capacité d’occuper l’Eurasie. Ils doivent donc diviser pour régner.
Dans un premier temps, ils ont suscité en Europe de l’Est toute une série de « révolutions colorées » à la faveur desquelles ils ont tenté d’étendre l’OTAN jusqu’aux frontières de la Russie. Aujourd’hui, ils cherchent à  créer un “cordon sanitaire” tourné contre Moscou, coupant l’Europe en deux depuis la Baltique jusqu’à la mer Noire. Ce projet de “zone-tampon” a le soutien des États baltes, de la Pologne, de l’Ukraine et de la Bulgarie, mais se heurte aux réticences ou à l’opposition de la Hongrie, de la Serbie et de l’Autriche. L’instrumentalisation du coup d’État intervenu à Kiev en février 2014 entre évidemment dans ce cadre, tout comme l’actuelle tentative albano-islamo-mafieuse de déstabilisation de la Macédoine, qui vise à mettre en échec le projet « Turkish Stream », déjà approuvé par le nouveau gouvernement grec, qui permettrait aux Russes d’acheminer leur gaz vers l’Europe occidentale sans avoir à passer par l’Ukraine.
C’est également dans cette optique qu’il faut situer le projet de Traité transatlantique, dont le but principal est de diluer la construction européenne dans un vaste ensemble inter-océanique sans aucun soubassement géopolitique, de faire de l’Europe de l’Ouest l’arrière-cour des États-Unis et d’enlever aux nations européennes la maîtrise de leurs échanges commerciaux au bénéfice de multinationales largement contrôlées par les élites financières américaines.
La grande inconnue, c’est l’Allemagne. La plus grande hantise des Américains est l’alliance de la technologie et du capital allemands avec la main-d’œuvre et les ressources naturelles russes. « Unies, dit Friedman, l’Allemagne et la Russie représentent la seule force qui pourrait nous menacer, et nous devons nous assurer que cela n’arrive pas ». Pour l’heure, l’Allemagne semble s’incliner devant les diktats de Washington. Mais qu’en sera-t-il demain ?
Au Proche-Orient, les choses se sont tellement compliquées depuis quelques mois que beaucoup de gens n’y comprennent plus rien. Là encore, quel est le jeu des Américains ?
Les États-Unis ont de longue date mis en œuvre au Proche-Orient une « stratégie du chaos », visant à abattre les régimes laïcs au bénéfice des mouvements islamistes, afin de démanteler des appareils étatico-militaires qu’ils ne pouvaient contrôler, puis à remodeler toute la région selon des plans arrêtés bien avant les attentats du 11 Septembre. L’État islamique (« Daesh ») a ainsi été créé par les Américains, dans le cadre de l’invasion de l’Irak, puis s’est retourné contre eux. Les USA ont alors commencé à se rapprocher de l’Iran, ce qui a suscité l’inquiétude des monarchies du Golfe qui redoutent par-dessus tout l’influence régionale de Téhéran (d’où l’opération actuellement menée au Yémen contre les rebelles chiites). On a donc aujourd’hui trois guerres en une seule : une guerre suicidaire contre la Syrie, dans laquelle les Occidentaux sont les alliés de fait des djihadistes, une guerre des Américains contre l’État islamique, et une guerre des dictatures du Golfe et de la Turquie contre l’axe Beyrouth-Damas-Téhéran-, avec la Russie en arrière-plan.
Et la France, dans tout ça ?
Elle ne compte plus pour grand-chose. Elle se réclame de la laïcité, mais privilégie ses relations avec les pétromonarchies les plus obscurantistes. Concernant les migrants qui affluent par milliers depuis la Méditerranée – fuyant, non pas la misère ou la dictature, comme on le répète ici et là, mais la guerre civile et le chaos que les Occidentaux ont apportés chez eux –, elle se soucie plus de les empêcher de se noyer que de ne pas faire naufrage elle-même, plus de la façon de les accueillir que de les empêcher d’entrer. Les Allemands la regardent désormais de haut, les Espagnols et les Italiens n’en attendent plus rien, et les Anglais continuent à considérer le French bashing comme un sport national.
Quant au Kremlin, il ne se fait plus d’illusions : la France ne peut plus avoir de politique étrangère digne de ce nom, puisqu’elle s’est aujourd’hui couchée devant les Américains. En témoignent de manière éloquente le refus de la France de livrer aux Russes les navires « Mistral » que ceux-ci avaient déjà payés, et le scandaleux boycott des cérémonies qui se sont déroulées à Moscou pour le 70e anniversaire de la défaite du Troisième Reich. De ce point de vue, la continuité de Sarkozy à Hollande est parfaite. L’UMP va devenir « les Républicains », tandis que le PS n’est déjà plus qu’un « parti démocrate » à l’américaine. Il n’y a plus qu’à rebaptiser « Maison blanche » le palais de l’Elysée, et tout sera parfaitement clair !
Boulevard Voltaire

mercredi 20 mai 2015

Un homme de gauche

Andrée Ferretti
lundi 11 mai

Contrairement à l’opinion générale, pour ne pas dire unanime, je pense que Pierre-Karl Péladeau est un homme de gauche. Je lui donne mon appui également pour cette raison, même si je pense que l’indépendance est devenue si nécessaire et urgente, que sa réalisation constitue l’objectif primordial à atteindre, indépendamment de toutes autres considérations.

Aujourd’hui, être de gauche, c’est essentiellement résister à la mondialisation du capitalisme sauvage qui envahit la planète en détruisant sur son passage les fondements de l’État national au sein duquel naît, se développe et s’épanouit chaque culture nationale ; au sein duquel naissent, fleurissent et prospèrent les entreprises nationales à vocations sociales et économiques.

Être de gauche, aujourd’hui, c’est d’être capable de repérer la logique du développement actuel des sociétés, d’en déceler les enjeux fondamentaux et d’élaborer des stratégies capables de la mettre en échec.

L’une d’elles, parmi les plus efficaces, consiste à protéger les entreprises nationales de développement économique contre l’emprise des grands consortiums multinationaux.
En défendant les intérêts de Québécor, Pierre-Karl Péladeau participe objectivement aux efforts actuellement déployés dans le monde contre les visées des entreprises oligopoles qui ne peuvent fonctionner avec profit que dans un monde uniformisé. Elles se bâtissent en imposant partout et en même temps les mêmes besoins, en inculquant les mêmes goûts, en développant les mêmes compétences, en répandant les mêmes idées et en promouvant les mêmes valeurs. Il s’agit pour elles de détruire le potentiel productif de chaque société qui tient à l’originalité de sa culture, à sa manière spécifique d’attribuer utilité et signification aux objets.

En protégeant les intérêts de Québécor, Pierre-Karl Péladeau élève à l’échelle de la société québécoise une barrière à la mondialisation dont l’objectif ultime est la destruction des États nationaux. Dans sa lutte pour protéger son entreprise, il a en effet rencontré un ennemi qui visait beaucoup plus gros que l’appropriation de celle-ci, qui visait rien de moins que la destruction de l’État québécois, en le mettant entre les mains du gouvernement libertarien des Couillard, Coiteux, Leitao et cie.

Pierre-Karl Péladeau a alors décidé de se porter au secours de la nation québécoise, sa nation qu’il aime depuis avant même sa naissance, cet amour faisant partie de ses gènes.

Être de gauche aujourd’hui, c’est avant tout s’engager par amour dans la lutte pour l’indépendance du Québec, afin de donner naissance à un pays souverain qui se joint à ceux toujours plus nombreux qui s’opposent à l’uniformisation létale de la mondialisation, pour réussir à changer l’actuel mauvais cours du monde.

jeudi 30 avril 2015

L'obsession ukrainienne

Lysiane Gagnon
19 avril 2015
La Presse


Où s'arrêtera l'obsession ukrainienne du gouvernement Harper? Le voici maintenant qui envoie 200 militaires pour «conseiller» Kiev dans sa «guéguerre» avec la Russie, au moment même où la fragile trêve qui devait mettre un terme aux hostilités semble compromise.

Qu'est-ce au juste que le Canada a à faire au coeur de l'Europe, dans un conflit où il n'a aucun intérêt national - conflit qui, si les choses sont menées à la hussarde, pourrait embraser le Vieux Continent?

La folie humaine, hélas, n'a pas de limite. Rappelons-nous comment la Première Guerre mondiale a commencé: un attentat individuel sans grande importance a engendré une escalade meurtrière qui a précipité le monde dans une boucherie qui a duré quatre ans.

La présence de 200 soldats canadiens à plus d'un millier de kilomètres de la zone de combat ne changera pas grand-chose, militairement parlant. Déjà, 800 Américains et 75 Britanniques sont sur le terrain. Mais cela sera vu par Moscou comme une provocation de plus, après que l'OTAN eût avancé ses bases de missiles sans motifs valables jusque dans les républiques baltes, à deux pas de la frontière russe, et que l'Union européenne eût accepté, bien trop légèrement, le principe d'un partenariat économique avec un pays qui avait toujours fait partie de l'orbite de la Russie.

C'est en réponse à ces provocations que Vladimir Poutine a récupéré la Crimée, territoire qui avait appartenu à la Russie jusqu'en 1954, alors que Krouchtchev, un jour de grande beuverie dit-on, l'avait cédé à l'Ukraine en y maintenant ses bases militaires. Depuis, la Russie encourage en sous-main les rebelles prorusses qui veulent rattacher l'est russophone de l'Ukraine à la Russie.
L'intervention intempestive du lointain Canada ne fait que jeter un peu plus d'huile sur le feu.

L'ancien ministre des Affaires étrangères, John Baird, avait ouvert le bal en décembre 2013 en participant, contre toutes les règles diplomatiques, à une manifestation hostile au gouvernement russophile alors en place à Kiev.

Au G20 de novembre dernier, fidèle à l'approche brutale et carrée qui caractérise ses rapports avec l'étranger, M. Harper a harponné le président Poutine sur le ton d'un petit bully de cour d'école en lui disant «Get out of Ukraine!»

La Maison-Blanche, la France et l'Allemagne font preuve d'une certaine retenue. L'Europe a sagement refusé d'accorder à ce pays mal géré et corrompu la carte d'entrée dans l'UE que convoitaient les autorités de Kiev. M. Harper, quant à lui, est sur la longueur d'onde des républicains américains, grands partisans d'une intervention musclée en Ukraine.

Certains hauts fonctionnaires canadiens à l'étranger se sont même fait suggérer par Ottawa de quitter toute réunion où siègerait un représentant de la Russie!
Aux premières loges, le puissant lobby canado-ukrainien applaudit. Les milliers de citoyens d'origine ukrainienne, et plus généralement ceux dont les ancêtres ont souffert dans l'ancienne URSS, forment un électorat que les conservateurs n'ont cessé de courtiser (comme d'ailleurs les libéraux avant eux).

Le racolage électoral avait commencé par ce projet absurde d'un monument aux «victimes du communisme» en plein coeur de la capitale fédérale, à deux pas de la Cour suprême.

Certes, le communisme a fait d'innombrables victimes, en Europe, en Chine ou au Viêtnam. Mais pourquoi un monument, ici et aujourd'hui, alors que les communistes sont partout en voie d'extinction? Peut-être dans le but mesquin que ce gros bâtiment écrase de son ombre massive l'édifice délicat de la Cour suprême, l'ennemi numéro un du gouvernement Harper? Mais c'est surtout, bien évidemment, pour accommoder un électorat avide d'en découdre avec la Russie.

L'électoralisme est un phénomène normal en politique. Mais l'obsession ukrainienne de Stephen Harper est un petit jeu dangereux. C'est à lui qu'on aurait envie de dire: «Get out of Ukraine, Mister Harper!»

Source: Le Devoir


lundi 27 avril 2015

L'attrait des conservateurs augmente au Québec?

Du  mirage à la réalité

À Daveluyville, près de Victoriaville, le jeune maire Antoine Tardif, âgé de 25 ans, affirme que le plus important dans le fait de voter conservateur n'est pas d'appuyer Stephen Harper, mais de gagner de l'influence. Selon lui, les Québécois voient de plus en plus les conservateurs comme le parti qui leur donnera le plus de chances de faire partie du gouvernement.

«Les Québécois seront tentés de voter conservateur. Nous voulons avoir un siège à la table pour influencer les choses.»

***

De son côté, Louis Plamondon, l'un des deux seuls députés restants du Bloc québécois, n'est pas aussi convaincu de la ferveur des Québécois envers le Parti conservateur. Il affirme que les Québécois en ont vu d'autres avec les libéraux de Pierre Elliott Trudeau et les conservateurs de Brian Mulroney.

«On a déjà joué dans ce film-là, on a déjà été à la table avec Trudeau, et regardez ce que ça nous a donné. Et on a été à la table avec Mulroney, et ils ont essayé de nous passer l'entente de Charlottetown qui était complètement néfaste pour le Québec», a-t-il rappelé.

«On a essayé le Parti libéral, on a essayé le Parti conservateur, on a essayé le NPD... Chaque fois qu'ils ont à choisir entre les intérêts du Québec et les intérêts du Canada, ils votent pour les intérêts du Canada. (...) Les Québécois s'ennuient d'un parti fort qui défend les intérêts du Québec et qui gagne pour le Québec.»

Extrait:
Giuseppe Valiante
La Presse Canadienne - ‎26‎ ‎avril‎ ‎2015


samedi 28 mars 2015

Entretien avec Alain de Benoist



La dette? Une machine devenue folle et proche de ruiner tous les États.

Intellectuel, philosophe et politologue
La dette… La dette… La dette ! Elle obsède tout le monde, et c’est sans doute à juste titre. Mais comment en est-on arrivé là ?

La possibilité offerte aux ménages d’emprunter pour couvrir leurs dépenses courantes ou acquérir un logement a été l’innovation financière majeure du capitalisme d’après-guerre. À partir de 1975, c’est ce qui a permis de compenser la baisse de la demande solvable résultant de la compression des salaires et de la précarité du travail. Le crédit a ainsi représenté pendant des décennies le véritable moteur de l’économie.

Aux États-Unis, cette tendance a encore été encouragée dans les années 1990 par l’octroi de conditions de crédit de plus en plus favorables, sans aucune considération de la solvabilité des emprunteurs. Quand la crise financière de 2008 a éclaté, les États se sont encore endettés pour empêcher les banques de sombrer. La machine s’est alors emballée de façon telle que les États surendettés sont devenus prisonniers de leurs créanciers, ce qui a limité d’autant leur marge de manœuvre en matière sociale et politique.

Aujourd’hui, ils se retrouvent pris dans un système usuraire, puisqu’ils n’ont d’autre alternative que de continuer à emprunter pour payer les intérêts de leur dette (la France emprunte, à cet effet, 50 milliards d’euros par an), ce qui augmente encore le montant de cette dette.

Résultat : le volume total de la dette mondiale atteint aujourd’hui le chiffre faramineux de 200.000 milliards de dollars, soit 286 % du PIB mondial, contre 142.000 milliards de dollars en 2007. Et encore ne tient-on pas compte des dettes contingentes comme la dette bancaire ou celle des retraites à servir !

La dette cumulée de tous les États atteint des niveaux stratosphériques. Les particuliers et les ménages savent bien pourtant que personne ne peut vivre perpétuellement à crédit…

Il semble, en effet, préférable de ne pas dépenser plus que ce que l’on gagne. Mais le problème est qu’on ne peut assimiler le budget d’un État à celui d’un ménage. Un État est tenu de faire des investissements à long terme qui, ne pouvant être financés sur la base des seules recettes courantes, doivent obligatoirement l’être par l’emprunt. Les nations, en outre, ne sont pas des êtres mortels : un pays ne fait pas faillite à la façon d’une entreprise ou d’un particulier.

Enfin, quand il emprunte, un État n’engage pas sa propre fortune, mais celle de ses citoyens (il gage une partie de l’épargne des plus aisés plutôt que de la prélever par le moyen de l’impôt). Ce faisant, il se soumet, en revanche, aux marchés financiers. Le montant de la dette indique le degré d’aliénation de l’État.

Tout le monde fait les gros yeux à la Grèce, en affirmant qu’elle « doit payer sa dette ». Michel Sapin dit même que, si elle ne la payait pas, cela coûterait 600 ou 700 euros à chaque Français. Mais que faire quand on ne peut pas payer ?

Rappelons d’abord que, contrairement à ce que prétend la vulgate médiatique, l’envolée de la dette grecque est due pour l’essentiel à des taux d’intérêt extravagants et à une baisse des recettes publiques provoquée par des amnisties fiscales qui ont surtout profité à l’oligarchie. Quant à Michel Sapin, il dit n’importe quoi. Les prêts que la France a consentis à la Grèce sont, en effet, déjà comptabilisés dans la dette publique française, que la France n’a pas plus que la Grèce l’intention (ni les moyens) de payer.

Il n’y a, en fait, aucun avenir pour la Grèce à l’intérieur d’une Union européenne qui cherche à constitutionnaliser les politiques d’austérité afin de museler la souveraineté populaire : comme l’a dit sans fard Jean-Claude Juncker, porte-parole des étrangleurs libéraux et subsidiairement président de la Commission européenne, « il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens » (sic). La Grèce n’a d’autre choix que de passer sous la table ou de la renverser, c’est-à-dire de faire défaut sur sa dette et de sortir de l’euro.

Ceux qui font les gros yeux à la Grèce devraient essayer de comprendre que, si la morale est de mise en matière de dette privée (cf. l’allemand Schuld, « dette », et schuldig, « coupable »), elle ne l’est pas en matière de dette publique. Quand un État emprunte, il ne s’engage pas moralement, mais conclut un simple accord financier. La valeur de cet accord est subordonnée à des exigences politiques, en ce sens qu’aucun État ne peut saigner à mort son peuple au seul motif que les accords signés doivent toujours être respectés (pacta sunt servanda). L’économie de la servitude n’est, en effet, pas supportable : on ne saurait exiger d’un peuple qu’il rembourse une dette contractée dans le passé à ses dépens.

Au demeurant, les exemples ne manquent pas qui montrent que l’obligation de rembourser une dette publique n’a jamais été considérée comme absolue. La dette de l’Équateur a été supprimée en 2008, celle de l’Islande en 2011. En Pologne, dès l’arrivée au pouvoir de Lech Wałęsa, en 1990, les créanciers de ce pays ont réduit sa dette de 50 %. Quand ils ont envahi l’Irak en 2003, les États-Unis ont épongé la dette irakienne pour assurer la solvabilité du pouvoir qu’ils venaient de mettre en place à Bagdad.

Quant à l’Allemagne, elle ferait bien de ne pas oublier qu’après la guerre, le « miracle économique » allemand n’a été rendu possible que grâce à l’accord de Londres du 27 février 1953, qui a d’un trait de plume supprimé plus de la moitié de sa dette extérieure. C’est la meilleure preuve que, lorsqu’une dette devient insupportable, il n’y a pas d’autre solution que de l’annuler ou de la restructurer.

Entretien réalisé par Nicolas Gauthier

Source: Boulevard Voltaire



lundi 16 mars 2015

#CHRONIQUEFD: L’intellophobie



Fabien Deglise
Le Devoir
16 mars 2015


C’est un drôle d’appel à la mobilisation qu’a lancé la semaine dernière le maire de Saguenay, Jean Tremblay, en invitant les travailleurs de sa région et les syndicats à se mobiliser « contre Greenpeace et les intellectuels de ce monde ».

Les quoi ? Les intellectuels de ce monde, oui, que le toujours aussi délirant premier magistrat de la ville du fjord juge, au même titre que les verts, nuisibles au développement économique de sa région, avec les questions, mises en perspective, doutes et éclairages nourris par l’étude et la réflexion qu’ils peuvent parfois porter en eux. Dans une société du savoir, on aurait pu croire cette peur atavique de la connaissance et de l’intello chose du passé. Mais visiblement, en 2015, ce passé persiste encore lourdement dans certains lieux de pouvoir régionaux. Et sans doute ailleurs aussi.

L’intellophobie de Jean Tremblay, célèbre pour ses déclarations à l’emporte-pièce oscillant entre populisme et obscurantisme, n’étonne pas. L’homme, avec ses capsules vidéo affligeantes sur la sécurité civile dans son coin de pays, l’expression ostentatoire de son catholicisme et ses réflexions douteuses sur les « nègres » (qui travaillent dur pour gagner peu, dit-il), sur le diable (responsable de l’attaque à Charlie Hebdo, selon lui) ou sur les femmes voilées (qui devraient rentrer chez elles, estime l’élu), a depuis longtemps démontré le manque de discernement à la douane de ses lèvres. Et bien sûr, après en avoir ri, il est toujours un peu nécessaire de s’en désoler.

La crainte des intellos, la tentative de dénigrement du savoir, du rationnel, dans la bouche de Jean Tremblay fait forcément tache alors qu’elle est surtout exploitée ailleurs dans le monde et dans le présent par des groupes radicaux et mouvements populistes à la dangerosité évidente. L’intellectuel, cet empêcheur de lénifier et de soumettre, de tromper et de contraindre, a toujours été la cible de toutes sortes de fondamentalismes tout comme des dictatures et régimes fascisants. C’est sur lui que tombent régulièrement les extrêmes, à droite comme à gauche, pour galvaniser leurs bases militantes en attribuant aux Lumières et au monde des idées toute la responsabilité des maux contemporains.

Le chômage, la pauvreté ? C’est la faute aux intellos ! Les embouteillages en ville ? Encore les intellos, particulièrement ceux du Plateau. Ailleurs dans le monde, ces mêmes adeptes de la pensée libre et de la connaissance salutaire sont pourchassés, traqués, torturés et tués même pour appeler à l’équité entre les sexes, prêcher l’éducation des masses — y compris celles formées par les femmes —, dénoncer la militarisation du pouvoir, réclamer la séparation de la religion et de l’État, promouvoir la démocratie, combattre l’exploitation… Quand on laisse la dérive s’installer, quand on cesse de la prendre au sérieux, de la pourfendre, l’intellophobie, qui malheureusement rime très bien avec idiocratie, a même tendance à tourner au vinaigre.

Dans le Cambodge de Pol Pot (un exemple parmi cent malheureusement), une poignée de lettrés, de penseurs, d’enseignants ont survécu au génocide de l’épouvantable dictateur en se débarrassant de leurs lunettes — au sens propre — et en jouant quotidiennement aux écervelés dans un régime qui avait fait de l’intellectuel, de celui qui parlait bien, savait plus, maîtrisait une langue étrangère et portait des lunettes pour mieux lire, des ennemis de l’État et de l’avancement social. Des ennemis à réformer, au pire, et à abattre, surtout.

Là-bas, les intellectuels de ce monde ont bel et bien été responsables du sous-développement économique, politique et social du pays, mais pour avoir été systématiquement persécutés par les Khmers rouges, puis exterminés ou pour avoir fui le pays avant le drame. Un pan sombre de l’histoire récente — ça s’est joué entre 1975 et 1976 — à des années-lumière, bien sûr, de ce que le Québec contemporain et un élu à la pensée anachronique peuvent faire émerger, mais qu’il est toujours bon de garder dans un coin de la mémoire.

La semaine dernière, avec son inepte commentaire sur les intellos, Jean Tremblay aurait quasiment pu donner l’envie aux intellectuels de ce monde de s’insurger et de s’inspirer d’une formule à la mode pour dénoncer son obscurantisme crasse en clamant haut et fort : #JeSuisIntello. Mais forcément, le geste aurait été à l’image du bonhomme : exagéré et déplacé.

mardi 24 février 2015

« L'indépendance en soi ne peut jamais être négative » - le président de l'Islande au Québec


Le président de l'Islande, Olafur Ragnar Grimmsson, et le premier ministre du Québec, Philippe Couillard  Photo :  PC/Jacques Boissinot
« L'indépendance en soi ne peut jamais être négative ». Un illustre invité du premier ministre Philippe Couillard a livré ce vibrant plaidoyer en faveur de l'indépendance nationale, mardi.
Le président de l'Islande, Olafur Ragnar Grimmsson, était reçu par le gouvernement du Québec dans le cadre d'un symposium sur le développement nordique.
Au cours d'une conférence de presse, mardi matin, dans l'édifice du ministère du Conseil exécutif, les journalistes l'ont abondamment questionné sur les mérites de l'indépendance, au côté de Philippe Couillard, qui n'était manifestement pas insensible au propos.
« L'indépendance en soi ne peut jamais, jamais être négative, parce que l'indépendance n'est pas seulement une formalité, et elle est déterminée par la volonté du peuple », a d'abord répondu M. Grimmsson, quand on lui a demandé si l'Islande, un petit pays, aurait intérêt à renoncer à l'indépendance.
Le président islandais n'était pas certain du sens de la question avant de répondre, et M. Couillard en a profité pour lui faire remarquer que c'était une question « intéressante » et aussi « subtile », en l'invitant avec un petit rire à lire le « sous-texte » de la question.
M. Grimmsson a rappelé que l'Islande est un « État très indépendant » depuis le Moyen Âge, avec le plus vieux Parlement d'Europe, et une « structure démocratique forte » fondée sur la primauté du droit.
L'Islande a officiellement mis fin à son union avec le Danemark et est devenue une république en 1944.
Décider de l'avenir du pays de façon démocratique est lié à la fondation du peuple islandais, a-t-il poursuivi. Mais même l'histoire récente de l'Islande démontre que « faire confiance au peuple pour décider de son avenir galvanise une force très puissante ».
Selon lui, la petitesse d'un territoire ou d'une population ne sont pas non plus des empêchements au succès économique d'un pays.
L'Islande compte en effet à peine 320 000 habitants et s'est plutôt bien remise de la crise financière qui a frappé son économie et son secteur bancaire après 2008.
Le Parti québécois n'a pu faire autrement que de se réjouir du plaidoyer du président islandais. Son chef intérimaire, Stéphane Bédard, espère que le premier ministre a bien entendu cette profession de foi.
« Il a rappelé à quel point il est enivrant de jouir de l'indépendance pour un pays et que ce n'était que positif, a lancé M. Bédard en point de presse mardi midi. Pour un petit pays de quelques centaines de milliers d'habitants, c'est toujours intéressant de voir quelqu'un nous rappeler les avantages de l'indépendance ».
Source: Radio-Canada

lundi 23 février 2015

Mosquée à Shawinigan: quand l’information confirme l’intuition...






Olivier Kaestlé
Tribune libre de Vigile
samedi 21 février

À en croire Ginette Gagnon et Jean-Marc Beaudoin, respectivement éditorialiste et chroniqueur au quotidien mauricien Le Nouvelliste, les Shawiniganais ont cédé à une peur irrationnelle en refusant que le zonage de leur parc industriel soit modifié en vue d’y admettre l’établissement d’une mosquée. Plus précisément, le conseil municipal de cette ville a eu tort, croient-ils, de tenir compte des appréhensions de ses commettants en opposant pareil refus à des musulmans pacifistes, bien intégrés et souscrivant à une religion de paix.
Nos médias d’information étant ce qu’ils sont, tant au plan régional que provincial ou national, comment blâmer ces gens d’agir sans en savoir davantage sur les enjeux réels de l’arrivée d’une mosquée dans leur environnement immédiat ? Et si les journalistes faisaient leur travail avec une réelle impartialité et une détermination implacable à chercher l’information où elle se trouve au lieu de s’enfoncer dans le lazy-boy intellectuel de l’aveuglement volontaire, les Shawiniganais auraient-ils pris une décision différente ? Certainement pas, mais ils auraient davantage compris le bien-fondé de leur refus.
Ce n’est pas parce que des préjugés sont favorables, chers journalistes du Nouvelliste, qu’ils cessent d’être des préjugés…
L’énigmatique M Bégin Garti
On serait tenté de donner Allah sans confession à M Philippe Bégin Garti, affable président du Centre culturel de Shawinigan et promoteur du projet de mosquée, quand il affirme que ce lieu de culte inoffensif jouerait un rôle préventif envers toute radicalisation de l’islam. Un article extrêmement documenté, publié par le site Point de bascule,véritable bête noire de nombre d’islamistes qui aimeraient le vouer aux gémonies, en trace cependant un portrait pour le moins troublant.
On y apprend que M Garti s’était associé en 2012 au Conseil musulman de Montréal, représentant 70 groupes islamiques, dans l’organisation d’une journée portes ouvertes d’une quinzaine de mosquées. M Garti faisait partie du Centre islamique de Vaudreuil-Soulange et avait prêté son concours à l’organisation de cette activité dans cette MRC en tant que responsable des communications.
Un étonnant compagnon de lit
Qu’y a-t-il de mal à cela ? Un tout petit détail : le Conseil musulman de Montréal est présidé par nul autre que l’imam Salam Elmenyawi, défenseur acharné de la charia, qui s’était particulièrement illustré par son opiniâtreté à faire reconnaître les tribunaux islamiques en Ontario. Dire que cet imam ne porte pas dans son cœur Mme Fatima Houda Pepin, alors à l’origine de la pétition à l’Assemblée nationale condamnant cette initiative répugnante, est en dessous de la vérité.
Point de Bascule cite les passages d’une entrevue de cet étonnant personnage, donnée à La Presse, dans son édition du 16 juin 2003, p. B1 : « La séparation de la religion et de l’État est impensable. Comme on fait appel à un ingénieur pour concevoir un pont, on se réfère à Dieu pour faire les lois. » Éloquent, non ?
Mais il y a mieux, si l’on peut dire. Nous apprenons dans le même article que, tandis qu’il mettait sur pied son Conseil de la charia au Québec, Elmenyawi déclarait, dans le Devoir du 11 décembre 2004, qu’il se trouvait en contact rapproché avec Youssef Qaradawi, guide spirituel des Frères musulmans, rien de moins, connu pour avoir déjà lancé une fatwa appelant à « une guerre totale contre les juifs, où qu’ils soient »...
Au fait, comment cette sympathique « sommité » conçoit-elle le rôle d’une mosquée ? Ainsi : « Ce doit être le rôle de la mosquée que de guider les politiques publiques de la nation, de présenter les enjeux importants et de faire connaitre ses ennemis. »
« Depuis les temps anciens, la mosquée a joué un rôle important pour encourager le jihad dans le sentier d’Allah, pour inciter à résister aux ennemis de la religion que sont les occupants (sic !). C’est dans les mosquées que l’intifada bénie dans la terre des prophètes, la Palestine, a commencé. Le premier appel est venu des minarets et l’intifada a d’abord été connue sous le nom de la révolution des mosquées. Le rôle de la mosquée dans le jihad afghan et dans tous les autres jihad islamiques est indéniable. »
Comme opposition à la radicalisation de l’islam, intégration à une société d’accueil et séparation de la religion et de la politique, on a vu plus probant, non ?
Comment M Garti se positionne-t-il ?

Malgré toutes les bonnes intentions dont il se drape, il y a lieu de se demander comment un militant islamique comme M Garti a pu cautionner en 2012, par son soutien médiatique, une activité de promotion organisée par un individu aussi douteux que l’imam Salam Elmenyawi tout en se positionnant comme un ennemi de l’islam radical. Souscrit-il aux propos du guide spirituel de cet imam ?
Le même Elmenyawi, toujours cité par Point de bascule, avait affirmé en septembre 2004, s’appuyant sur une fatwa de son guide spirituel, Youssef Qaradawi, que l’argent recueilli par la charité islamique, appelée zakat, pouvait servir à rétribuer ceux qui travaillent dans les médias à promouvoir l’islam. Aucun problème avec ça, en principe, tout travail méritant salaire. Mais de quel islam parle-t-on ? Celui de Youssef Qaradawi et de Salam Elmenyawi a un nom : islamisme, et son fer de lance avoué est la charia.
Toutes ces informations, que vous ne trouverez jamais dans Le Nouvelliste, ont de quoi interpeler l’esprit le plus somnolent, même chez nos journalistes régionaux. Or ces informations leur ont été communiquées et ils n’en n’ont pas tenu compte. Paresse d’esprit ou autocensure causée par une fatwa de leur employeur ? Et si c’était ces présumés professionnels de l’information qui souffraient d’une peur irrationnelle ? Les paris sont ouverts.
Les citoyens de Shawinigan ont fait preuve de sagesse en refusant l’ouverture d’une mosquée dans leur ville. En lisant le topo de Point de bascule dont je viens de ne citer que quelques informations, ils comprendront combien leur intuition était justifiée.
Source: Vigile.qc

samedi 7 février 2015

PKP vs Power: Quelle trouvaille!


Bien que PKP ne soit pas mon choix premier, quelle trouvaille quand même!
Me reste donc encore du travail de réflexion à faire.  Et une grande décision à méditer.

À suivre.