« Un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres n’est pas victime ! Il est complice ». Georges Orwell


mercredi 19 mars 2014

Une couleuvre ne fait pas le printemps

Les Québécois préfèreraient la corruption
à l’indépendance et même à la laïcité. Une farce ?


Billet — Louis Lapointe
mercredi 19 mars

Si Pauline Marois avait recruté Julie Snyder plutôt que Pierre-Karl Péladeau, les Québécois qui ne sont pas indépendantistes, mais qui sont en faveur de la charte de la laïcité auraient tous été rassurés.
Tout le monde sait au Québec que Julie Snyder est une Janette convaincue.
Une attente légitime, puisque Pauline Marois a passé tout l’automne à leur parler de laïcité.
Mais voilà, à la place, elle a préféré recruter l’ex de Julie Snyder, PKP, un fervent indépendantiste qui a eu le malheur d’annoncer à tout le Québec par un beau dimanche matin ensoleillé que l’indépendance était le combat de sa vie, créant ainsi une violente commotion à tous ces laïcistes qui pensaient qu’avec la laïcité ont réglait une fois pour toutes la question de l’indépendance.
Résultat, le PQ baisserait dangereusement dans les sondages.
Les Québécois préfèreraient la corruption à l’indépendance et même à la laïcité.
Une farce ?
Il est vrai que la commission Charbonneau a suspendu ses travaux le temps des élections pour ne pas indûment influencer les Québécois.
Ce qu’on ne voit pas ne fait pas mal.
Pour bien des Québécois, l’indépendance du Québec est encore un sujet tabou dont il ne faudrait surtout pas parler tant il fait peur. Un peu comme ce silence qui entourait la corruption dans l’octroi de contrats publics dans l’industrie de la construction avant qu’on instaure la commission Charbonneau.
Le Parti québécois l’a bien compris, mais, plutôt que de chercher à atténuer cette crainte en parlant des avantages de l’indépendance pour le Québec comme le faisaient René Lévesque et Jacques Parizeau dans le bon vieux temps, Pauline Marois préfère leur parler de laïcité.
Ce qui fait que plusieurs Québécois ont pensé qu’avec la laïcité on n’aurait pas besoin de l’indépendance puisqu’on aurait l’égalité entre les hommes et les femmes.
Le discours de madame Marois a même réussi à convaincre plusieurs lecteurs de Vigile que parler de laïcité était la meilleure façon de faire la promotion de l’indépendance et qu’un vote pour Fatima-Houda Pépin, une indécrottable libérale fédéraliste, ferait avancer la cause de l’indépendance puisque cette dernière était pour la laïcité.
Ce que PKP appelle un sophisme.
Même Bernard Drainville qui avait commencé la campagne électorale de 2012 en associant la députée de La Pinière à la Fondation Catania et au scandale de la rue Nadeau à Brossard s’est permis de lui souhaiter bonne chance cette fois-ci.
Il faut le faire !
J’invite M. Drainville à venir voir les pancartes électorales que madame Houda-Pépin a affichées dans les rues de Brossard : bilingues avec l’unifolié canadien en arrière-plan à côté du fleurdelisé.
Même les libéraux provinciaux n’impriment pas l’unifolié canadien sur leurs pancartes. C’est tout dire.
« Vote with conviction » !
Il faudrait voter stratégique pour une députée qui n’a aucune sensibilité pour les électeurs indépendantistes de sa circonscription afin le battre le Dr Barrette.
Au moins 7,448 couleuvres à avaler dans La Pinière.
Imaginez, Bernard Drainville est venu en politique pour combattre le cynisme !
Toutefois, ce qu’il y a de rassurant, c’est qu’au terme de la présente élection, après tous nos égarements, il y aura enfin quelqu’un au Parti québécois pour parler, sans langue de bois, de la nécessaire indépendance, avant, pendant et après les élections.
Sans aucun doute, un bon coup de Pauline Marois qui finira bien par rapporter un jour ou l’autre, de préférence à la prochaine élection.
PKP est venu au PQ pour faire l’indépendance, pas la laïcité.
Nous sommes sur la bonne voie.
***

L’actualité internationale rattrape Hillary Clinton

Je ne crois pas qu'avec Hillary Clinton aux commandes,
cela changera la polilique impérialiste américaine
dans son intention de soumettre le monde (ici la Russie) 
à ses intérêts.    May


Photo : Jacques Nadeau - Le DevoirHillary Clinton était de passage à Montréal pour parler de l’accès des femmes aux postes de responsabilité dans la société.
Pour l’ancienne secrétaire d’État américaine, Hillary Clinton, qui pourrait devenir en 2016 la première femme à accéder à la présidence des États-Unis, on aurait tort de croire que c’est parce que l’OTAN s’est étendue vers l’est que la Russie de Vladimir Poutine a envahi la Crimée.

« Le Canada et les États-Unis peuvent contribuer à une analyse des moyens qui pourraient dissuader la Russie de procéder à d’autres agressions, et pour éviter un conflit qui échapperait à tout contrôle », a-t-elle dit dans le langage des diplomates, ce qu’elle fut de 2009 à 2013.

« C’est la dépendance de pays européens importants à l’énergie russe qui donne à la Russie la possibilité d’intimider », a-t-elle affirmé. Elle a rappelé avoir mis sur pied à titre de secrétaire d’État un conseil euro-américain dont une des tâches était d’explorer les façons de réduire cette dépendance. « Il y a eu du progrès, mais il faut faire plus », a-t-elle indiqué.

Selon Hillary Clinton, les sanctions contre la Russie doivent s’accompagner d’une aide substantielle à l’Ukraine. « Nous devons aussi défendre avec force nos valeurs. Ce que fait Poutine va à l’encontre du droit international », a-t-elle dit.

Dans une tribune publiée mardi, l’adversaire de Barack Obama à la présidentielle de 2012, Mitt Romney, avait blâmé le président et Mme Clinton, qui fut la secrétaire d’État pendant le premier mandat de ce dernier, pour le gâchis en Crimée et, de façon générale, pour l’impuissance des États-Unis devant plusieurs crises internationales.

L’actualité internationale a donc rattrapé mardi soir Mme Clinton, qui était de passage à Montréal pour parler de l’accès des femmes aux postes de responsabilité dans la société.

L’ancienne première dame a déploré le fait que, malgré les progrès réalisés dans plusieurs pays, la nomination des femmes à ces postes a tendance à stagner depuis quelques dernières décennies. Elle a noté que les femmes ne comptent que pour 17 % des membres des conseils d’administration dans son propre pays, contre 40 % en Norvège. Elle a aussi signalé que la participation accrue des femmes au monde du travail fait croître le PIB d’un pays de façon substantielle, déplorant la discrimination dont les filles sont toujours victimes dans plusieurs États.

Quand on lui a proposé de se porter candidate au poste de sénatrice de l’État de New York en 2000, Hillary Clinton a d’abord refusé, craignant d’être battue à plate couture par Rudolph Giuliani. C’est en se faisant dire à l’oreille « Osez vous battre » par une jeune basketteuse lors d’une cérémonie qu’elle aurait changé d’idée.

Hillary Clinton n’a pas encore décidé si elle se portera ou non candidate à l’élection présidentielle de 2016, même si plusieurs comités d’action politique en sa faveur ont été créés depuis quelques mois.

Mardi soir devant plus de 4000 personnes l’écoutant religieusement au Palais des congrès, elle donnait pourtant l’impression d’être en campagne. Les sourires, la fougue et les phrases-chocs étaient au rendez-vous.

En tout cas, elle dit sentir un « profond sentiment d’engagement envers le pays et ses enfants, les garçons comme les filles ».

Si Hillary se présente et remporte l’investiture, aura-t-on droit en 2016 à un duel entre l’ex-première dame et Jeb Bush, le frère de George W. ? « Les Clinton ne sont jamais battus, ils sont seulement remis à plus tard », écrivait récemment Maureen Dowd, chroniqueuse au New York Times. Le scénario d’une guerre des clans est tout à fait possible, mais la politique américaine a le don de nous réserver des surprises.

***
Une parenthèse dans la campagne électorale québécoise

L’ex-secrétaire d’État Hillary Clinton a fait sourire la première ministre du Québec, Pauline Marois, lorsqu’elle a repris mardi soir une illustre citation d’Eleanor Roosevelt. « Toute femme qui participe à la vie publique doit développer une peau aussi dure que celle d’un rhinocéros. » « C’est vrai », a dit Mme Marois, à sa sortie du Palais des congrès où elle a assisté à l’allocution de Mme Clinton. « Souvent[les femmes], on le prend plus difficilement au plan personnel, mais on doit toujours le prendre, dans mon langage à moi, au plan historique », a dit la chef du Parti québécois, qui a réussi à briser l’ultime plafond de verre de la vie politique québécoise. 

Pauline Marois, Philippe Couillard et François Legault ont observé mardi soir une courte trêve afin d’assister à l’allocution de la candidate pressentie à l’élection présidentielle de 2016. Celle-ci leur a d’ailleurs servi une leçon d’humilité en réussissant à attirer plus de 4000 personnes, dont certaines ont payé plus de 100 $ leur droit d’entrée. 

Les chefs ont échangé quelques formules de politesse avant de s’approcher à la queue leu leu de la table d’honneur de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. « J’étais heureux de voir[Mme Marois]. J’y ai serré la main, de même qu’à M. Legault », a dit le chef du PLQ. M. Couillard a quitté le Palais des congrès avec une expression de trois mots de Mme Clinton en tête : « Dare to compete ». « Il y avait une sorte d’appel qui me rejoignait beaucoup. C’est[toute] une décision de se lancer en politique. Pour une femme, je pense que c’est un plus grand défi », a-t-il dit.

mardi 11 mars 2014

PKP : Une très mauvaise nouvelle


lundi 10 mars 2014





Comment se sent une chroniqueuse-blogueuse du Journal de Montréal/Journal de Québec non souverainiste quelques heures après l’annonce de la candidature de Pierre Karl Péladeau ?

Réglons cela en deux tours de cuillère à pot. C’est facile. Mal.

Pierre Karl Péladeau est une prise magnifique pour le Parti québécois. Je lève mon chapeau à madame Marois. On a beau répéter qu’elle doit ses récents succès à ses stratèges de génie et à la charte, cette victoire lui appartient en propre. Pas certaine que ces mêmes stratèges vont aimer partager les feux des projecteurs avec une superstar comme PKP.

Je prédis une Péladeaumanie. Et pas seulement à cause de ses yeux couleur drapeau du Québec.
Monsieur Péladeau a le pouvoir de resensibiliser les Québecois à la réalité économique. Sa crédibilité sur cette question auprès de monsieur et madame Tout-le-monde dépasse de loin celle de tous les trios d’économistes chevronnés, mais drabes, du PLQ, aussi brillants soient-ils. Et ils le sont.

Charismatique, connu, il a dirigé un fleuron québécois admiré par la population, pas seulement réalisé des études savantes que seuls d’autres savants peuvent comprendre.

Un engagement pour la souveraineté

Trop souvent, les gens d’affaires ne se font pas assez entendre sur les questions politiques, de peur de perdre de la clientèle. Québecor, dont la famille Péladeau demeure actionnaire majoritaire, risque de souffrir de sa décision. Et il le sait.

Il s’engage néanmoins et c’est tout à son honneur.

Le Canada anglais, où Québecor a considérablement investi depuis l’arrivée de PKP aux commandes, risque de voir d’un mauvais œil son engagement clair en faveur de l’indépendance. Québecor pourrait perdre des lecteurs, des annonceurs et voir sa croissance comme joueur dans le domaine de la téléphonie mobile hors Québec ralentir.

L’arrivée de PKP, qui n’est pas homme de droite au sens libertarien du terme, donnera une marge de manœuvre au PQ pour se dépêtrer de l’immobilisme qui caractérise le modèle québécois soixante-huitard, mais sans sacrifier ses principes. Philosophe de formation, il n’a jamais été de cette trempe d’hommes d’affaires qui croient que l’économie doit passer avant tout le reste. Je devine que pour lui, la richesse garantit la justice sociale, pas une fiscalité punitive envers ceux qui la créent.

Souffle nouveau

Mais surtout, il donne un souffle nouveau à la souveraineté. Les souverainistes de droite, un important groupe d’orphelins politiques du Québec, ont enfin trouvé un leader politique crédible. Les souverainistes mous, qui refusaient à ce jour de s’engager dans la voie d’une indépendance qui ne reposerait que sur une vision sociale-démocrate étroite, risquent de bouger. Leur rêve de faire d’un Québec souverain une Suisse ou un Singapour en Amérique du Nord commence à prendre forme.

Hier, la souveraineté est officiellement devenue l’enjeu no 1 de la campagne. L’éléphant dans la pièce s’est transformé en prince charmeur. Le débat gauche-droite amorcé pendant le printemps érable cède sa place au débat est-ouest.

Pour la Québécoise viscéralement attachée à l’idée du Canada que je suis, c’est une très mauvaise nouvelle.

vendredi 7 mars 2014

Libre opinion - Où prendrons-nous le pétrole ?




Daniel Breton répond à Québec Solidaire


Daniel Breton
Le Devoir
Jeudi 6 mars 2014


La semaine dernière, Manon Massé, candidate de Québec solidaire dans la circonscription de Sainte-Marie–Saint-Jacques, m’interpellait en ces pages sur le dossier de l’énergie. J’aimerais corriger les nombreuses erreurs et omissions de son texte.

Première erreur : contrairement à ce que Mme Massé prétend, notre gouvernement n’a pas fait volte-face, mais a plutôt rempli un engagement. Il a repris le contrôle des droits d’exploration et il y aura bel et bien un BAPE avant toute exploitation.

Deuxième erreur : peut-être a-t-elle mal compris, mais je ne fais pas de revirement. J’ai toujours dit qu’il fallait diminuer notre dépendance au pétrole. Mais, comme nous en avons encore besoin, c’est nous tous, Québécois, qui devons répondre à la question suivante : où prendrons-nous le pétrole au cours des 30 prochaines années ?

Troisième erreur : elle prétend que « le minimum serait que le gouvernement péquiste investisse les fonds publics dans la conversion denos transports et de notre économie pour les sortir du pétrole ». Eh bien, c’est exactement ce que nous faisons !

Calculons : 665 millions de dollars en efficacité énergétique, plus 968 millions en transport collectif, plus 516 millions en électrification des transports, cela donne un total de 2,1 milliards de dollars pour les énergies et le transport verts, comparativement à 115 millions pour Anticosti, soit près de 20 fois plus d’argent.

Les omissions

Première omission : tous les gouvernements de la planète sont confrontés au même problème, soit un approvisionnement en pétrole qui a de plus en plus d’impact sur l’environnement.

Deuxième omission : Mme Massé prétend que nous sommes complices de la production de sables bitumineux. Ignore-t-elle que dans le cas du pipeline d’Enbridge, nous sommes pris dans un cas de compétence fédérale ?

Troisième omission : elle évoque le rapport « Maîtriser notre avenir énergétique », et elle cite que « des mesures draconiennes seront nécessaires pour réduire notre dépendance aux énergies fossiles et il y a urgence à lutter contre les changements climatiques ». Si c’est vrai que c’est écrit, ce rapport se dit aussi d’accord avec l’exploitation de notre énergie fossile pour la période de transition, pendant laquelle nous travaillons à diminuer notre dépendance aux énergies fossiles.
En bref, exactement ce que nous faisons.

Pétrole : les faits
Voici quelques faits auxquels nous devons faire face :

Les Québécois consomment 300 000 barils de pétrole chaque jour ;
Si le nombre de voitures sur les routes du Québec a augmenté de 20 % depuis 1990, le nombre de camions légers a augmenté quant à lui de 156 %, passant de 600 000 à 1 600 000 ;
Nos émissions de gaz à effet de serre en transport ont augmenté de 28 % depuis 1990 ;

Les nouveaux gisements de pétrole de la planète, qu’il s’agisse d’Anticosti, de l’Ouest canadien ou d’ailleurs, sont de plus en plus problématiques à exploiter des points de vue écologique et économique. Ils sont, de plus, énergétiquement beaucoup moins efficaces ;

Les gisements de pétrole traditionnel s’épuisent rapidement ;

Les pays les plus avancés en matière d’indépendance au pétrole, tels que la Suède (objectif d’abord fixé à 2020, repoussé à 2030… et récemment encore repoussé) ou le Danemark (2050), doivent nous faire réaliser que nous aurons besoin de pétrole pendant encore 30 ans ;

En matière d’indépendance au pétrole, certains modes de transport sont encore très dépendants des hydrocarbures, et les solutions techniques ne sont pas encore là. Par exemple, mentionnons le transport aérien, maritime et de marchandises par camions lourds sur de longues distances. Ces domaines représentent approximativement le tiers de notre consommation totale de pétrole pour les transports ;

Le pays le plus avancé de la planète en matière d’électrification des transports individuels est la Norvège, pays qui exploite du pétrole depuis quatre décennies et qui n’aura remplacé, en 2020, que 3 % ou 4 % de son parc de véhicules routiers par des véhicules à motorisation électrique rechargeable sur son réseau électrique ;

L’impact du pétrole sur la géopolitique et de la géopolitique sur le pétrole ne doit d’aucune manière être évacué du débat. Plus nous sommes énergétiquement vulnérables, plus nous sommes économiquement et politiquement vulnérables. Au fil du temps, les crises et les guerres (Koweït, Irak, Soudan, etc.) ont eu un effet direct sur le cours du Brent et sur les approvisionnements en énergie du monde entier. Donc, plus nous serons maîtres de notre énergie, plus nous serons économiquement et politiquement solides.

En conclusion, ce débat est complexe et les solutions, difficiles. Nous devons faire face à ces dures vérités qui ne font l’affaire ni des pro-pétrole ni des anti-pétrole. C’est cependant la réalité. C’est pourquoi nous devons tous ensemble trouver des solutions pour l’avenir écologique et économique du Québec et de la planète.

Ce débat est sérieux. Nous devons donc élever le niveau de discussion à la hauteur du défi, et c’est ce que je demande humblement à la candidate de QS et à son parti.

Daniel Breton - Député de Sainte-Marie–Saint-Jacques et ex-ministre du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs


Source
http://www.ledevoir.com/politique/quebec/401799/ou-prendrons-nous-le-petrole (...)

mercredi 5 mars 2014

Le PQ ne dit pas la vérité aux Québécois

Le Parti québécois, un parti crypto-fédéraliste? 
Elle est bien bonne celle-là ... ! 

May 

Jean-Jacques Nantel, ing. 
Vigile.net

Pour vaincre définitivement les souverainistes, les fédéralistes doivent absolument voter pour le PQ de façon à ce qu’il devienne majoritaire. En effet, comme les actuels dirigeants du PQ ont peur d’affronter le Canada anglais, leur cible électorale est devenue très étroite puisqu’il leur faut obtenir un pourcentage suffisant de votes pour se faire élire, mais insuffisant pour qu’ils soient obligés de tenir un référendum. Ils doivent toujours être en mesure d’affirmer que les sondages montrent ¨qu’on n’a pas le pourcentage¨.

Dans cette optique, il importe pour eux de ne jamais utiliser les arguments qui pourraient faire monter la fièvre souverainiste. Pour prendre un seul exemple, ils auraient pu expliquer à la population que, dans le cas du nouveau pont Champlain, ce dont les Québécois ont besoin pour traverser le fleuve Saint-Laurent jusqu’à la rive sud, c’est d’une grosse estacade du pont Champlain (l’estacade est le petit pont à deux voies qui se situe à une centaine de mètres à l’ouest de l’actuel pont Champlain).

Ils auraient pu montrer, chiffres à l’appui, que si on construisait cette grosse estacade à six ou huit voies, cela coûterait cent ou deux cents millions de dollars aux Québécois et que, par conséquent, tout le reste du coût du nouveau pont, soit la quasi-totalité des cinq milliards prévus, devraient être payés par l’Ontario. C’est en effet pour permettre aux bateaux ontariens de passer sous le pont Champlain que ce dernier est si haut, si complexe et si coûteux.

Pour faire comprendre aux Québécois que le Canada les vole, le PQ n’aurait eu qu’à dire à la population que les Québécois devront défrayer l’équivalent de mille dollars (1000$) par contribuable (!!!) pour offrir un pont gratuit aux riches Ontariens. Le PQ aurait pu ajouter qu’il existe sept autres ponts et tunnel aussi coûteux sur le Saint-Laurent et que, dans un Québec souverain, les bateaux passant par la voie maritime devraient payer de lourds frais de transit, exactement comme ils le font dans les canaux maritimes de Panama et de Suez.

Si le PQ de Marois n’utilise jamais d’arguments massues aussi convaincants, c’est précisément pour éviter de faire monter la fièvre souverainiste. Pour éviter une pareille catastrophe, le PQ a plutôt lancé sa charte de la laïcité qui avait l’avantage de détourner le débat et de regrouper autour de lui le vote nationaliste en jouant sur les émotions d’un peuple qui se voit envahi par des foules d’immigrants inassimilables que le PQ fait lui-même entrer dans le pays.

Cette immigration insensée est une arme essentielle de la stratégie du PQ-Marois puisqu’elle permet de réduire constamment la proportion des Québécois de souche et, donc, de rendre la souveraineté de plus en plus impossible avec le passage du temps.

En complément de cette stratégie, le PQ ne cesse de répéter depuis dix-huit ans qu’il ne faudrait surtout pas perdre le troisième référendum et que, pour ne pas le perdre, il faut éviter de le faire… à jamais !

Tout cela me permet de remarquer que nos fédéralistes sont loin d’être aussi fins et habiles qu’ils le prétendent puisque, à l’évidence, la meilleure façon pour eux de gagner est de voter pour le PQ qui, une fois majoritaire, va aider à réduire la proportion de Québécois de souche. Voter PQ leur permettra de gagner suffisamment de temps pour que les Québécois perdent la dernière chance qu’ils auront au 21ème siècle d’obtenir le 50% nécessaire pour réaliser leur indépendance.

Heureusement (si on peut dire), l’énorme crise économique qui s’en vient va rendre impossible ce rêve crypto-fédéraliste du PQ (crypto-fédéraliste veut dire ¨fédéraliste caché¨).

Si le PQ est sincère, qu’il dise la vérité aux Québécois au sujet des vols du Canada anglais !

lundi 24 février 2014

Quand le Canada devient marchand d’armes




Jean-Claude Leclerc
Le Devoir
24 février 2014

Alors que le ministre du Commerce international, Ed Fast, s’adonnait en 2012 et 2013 à des missions en Arabie saoudite, le grand mufti y déclarait qu’il « est nécessaire de détruire toutes les églises chrétiennes de la région ». Des évêques d’Allemagne, d’Autriche et de Russie, rapporte l’agence Reuters, ont émis des protestations. Il y a peu de chrétiens russes dans les pays du Golfe, mais plus de trois millions de catholiques, venus de l’Inde et surtout des Philippines, y travaillent. L’incident ne pouvait pas avoir échappé aux diplomates d’Ottawa.

Depuis 2010, une telle condamnation (fatwa) y est réservée à un Conseil officiel du haut clergé. Le dictat du cheikh Abdul Aziz ibn Abdullah, chef du Conseil suprême des théologiens, n’a pas été publicisé par la presse du pays, sous contrôle d’État. Ce cheikh a, depuis, condamné toute violence contre d’autres musulmans (ou d’autres croyants sous protection musulmane), d’après l’agence de presse gouvernementale SPA. Vu l’influence du mufti, Riyad n’aurait donc pas pris à la légère son incitation à détruire les églises chrétiennes.

L’Arabie saoudite n’est pas un pays où les libertés sont reconnues, note Freedom House, un institut américain, dans un rapport de 2012 sur la liberté dans le monde. L’islam en est la religion officielle, et les Saoudiens sont tous tenus d’être musulmans. Le gouvernement interdit la pratique publique de tout autre culte, et restreint celle des minorités chiites et soufies. Le droit des chrétiens et des autres non-musulmans se limite au culte privé. Même les chiites ne peuvent plus ériger de mosquée.

Les pays du Golfe ne sont pas tous réfractaires aux confessions chrétiennes. L’an passé, une église a été consacrée à Ras-El-Khaimah, un des Émirats arabes unis, rapporte le journal La Croix. De même, dans l’émirat d’Abu Dhabi, qui compte déjà une cathédrale dans sa capitale, la première pierre d’une future église a été bénie, sur un terrain de 4500 mètres carrés, un don de la municipalité à l’Église catholique. Le roi du Bahreïn a aussi fait don d’un terrain pour y construire une église.



◆◆◆

Par contre, Riyad reste opposée à toute démocratisation du pays. Les réformes se limitent à des conseils purement consultatifs. Des élections, il est vrai, sont maintenant permises sur le plan municipal, mais les femmes n’y prendront part qu’en 2015. La presse est contrôlée par le gouvernement. Le Code criminel a été modifié pour interdire toute critique du pouvoir royal ou de l’autorité religieuse. Les manifestations d’opposants sont réprimées et la presse étrangère ne peut, sous peine d’exclusion, les couvrir.

Or, dans la longue liste des « interventions » des Affaires étrangères du Canada, on ne trouve aucune trace de dénonciation concernant l’Arabie saoudite. Pendant que le ministre Ed Fast y était en mission commerciale, John Baird, son collègue des Affaires étrangères, multipliait les déclarations plus ou moins indignées sur des violations survenues au Nigeria, en Égypte, en Tanzanie, en Syrie, au Pakistan, au Bangladesh, au Kenya, sans oublier les Bahaïs en Iran. Mais, sauf erreur, rien sur l’Arabie saoudite.

Depuis, prenant la relève, l’ambassadeur Andrew Bennett, chef du Bureau de la liberté de religion, s’est montré « vivement préoccupé » de la persécution des Bahaïs en Iran. Il l’est aussi des violences contre les chrétiens en Égypte, voire des « conversions forcées »en Syrie. Plus récemment, il s’intéressait à l’Ukraine. Or, semble-t-il, il faut faire partie d’une « minorité vulnérable » pour avoir droit à ses interventions. Les majorités opprimées comme en Arabie saoudite ne relèvent pas de son mandat.

Entre-temps, de retour au Canada, Ed Fast annonçait que le Canada est désormais un important vendeur d’armes. Mieux encore, à des ouvriers enthousiastes de London, en Ontario, il apprend que leur usine construira bientôt des blindés légers pour l’Arabie saoudite. Un contrat de plusieurs milliards de dollars, de quoi occuper pour 14 ans pas moins de 3000 travailleurs et 500 compagnies d’ici. « C’est une victoire olympique pour le Canada et les manufacturiers canadiens », s’écrit Jayson Myers, le président des Manufacturiers et Exportateurs canadiens.

Le Canada a déjà antérieurement livré à l’Arabie saoudite des véhicules militaires légers, comme les soldats canadiens en ont utilisé en Afghanistan. À voir leur efficacité contre des combattants résolus, ces blindés n’auront guère d’utilité là-bas, sauf pour réprimer les mécontents qui osent manifester en public, chiites, jeunes chômeurs, femmes en mal d’émancipation. Y a-t-il péril dans le royaume ? La moitié des étudiants y sont des femmes. Riyad verse des millions en pétrodollars pour donner aux populations de meilleures conditions de vie : loyers abordables, assurance chômage, salaire accru aux fonctionnaires. À quoi bon ces blindés alors ?

À donner des jobs au Canada, bien sûr, des contrats aussi aux compagnies canadiennes, et des profits à General Dynamics et à sa filiale ontarienne. Mais ces milliards achèteront avant tout des votes aux conservateurs. L’opposition se dit scandalisée qu’on vende des armes à un pays si peu respectueux des libertés. Mais le NPD ira-t-il jusqu’à suggérer à ses amis syndiqués une grève des blindés ? C’est peu probable, même si ces exportations seront financées par les contribuables d’ici.

Par contre, ces milliards ne cacheraient-ils pas quelque pot-de-vin ou détournement de fonds ? Des inondations ayant fait plus de 120 victimes en 2009, le roi Abdullah avait poursuivi 40 fonctionnaires de Djeddah, pour corruption, incompétence, défauts de construction ou d’ingénierie. Une autre catastrophe en ayant déplacé des milliers, qu’a fait le roi ? Il a décrété une commission anticorruption pour surveiller les ministères…

ICI  et ICI

jeudi 20 février 2014

Charte de la laïcité - La Cour suprême n’a pas de leçons à donner




Frédéric Bastien
Le Devoir 

Le sept février dernier, l’ancienne juge de la Cour suprême Louise Arbour dénonçait le projet de laïcité du gouvernement péquiste. Qualifiant le tout d’odieux et discriminatoire, elle en a profité également pour faire la leçon, rappelant aux Québécois leur soi-disant passé scabreux en la matière, citant à l’appui les violations des droits des communistes et des témoins de Jéhovah sous Duplessis. Heureusement, poursuit-elle, la Cour suprême était là pour barrer la route aux autorités québécoises ! En réalité, Mme Arbour utilise sa mémoire sélective pour nous faire croire que les élus, ceux du Québec en particulier, sont toujours prompts à violer nos libertés tandis que les juges les défendent.

Errements

S’il est indéniable que le gouvernement fédéral ou celui de certaines provinces ont à quelques reprises violé les droits de groupes de citoyens dans le passé, cela ne signifie nullement que les juges n’ont pas erré dans ce domaine. Prenons d’abord l’exemple de l’affaire Zundel, cet immigrant d’origine allemande qui, dans les années 80, produisait une abondante littérature antijuive, affirmant notamment que l’Holocauste n’avait pas eu lieu. Ce dernier est alors accusé et condamné par deux tribunaux ontariens suivant certaines dispositions du Code criminel, notamment l’interdiction de la propagande haineuse. En 1992 toutefois, la Cour suprême utilise la Charte des droits pour libérer Zundel. Beverly McLachlin, auteure du jugement et devenue depuis juge en chef, a alors défendu le droit de mentir en écrivant que la vérité historique est relative. Zundel croit peut-être sincèrement que l’Holocauste n’a pas eu lieu. Sa liberté d’expression est donc bafouée par le Code criminel, dont certains articles sont alors déclarés inconstitutionnels.

Libre de continuer à répandre son fiel antijuif, Zundel est arrêté une dizaine d’années plus tard. Il est alors déclaré menace à la sécurité de l’État en vertu de ses liens avec des groupes néonazis. Déporté en Allemagne, il est accusé de nier l’Holocauste et condamné à cinq ans de prison. En quoi les droits des Juifs de ne pas être victimes de haine raciale ont-ils été bien défendus par la Cour suprême dans cette affaire ? Comme dit l’adage, poser la question c’est y répondre.

Arrêtons-nous maintenant sur l’arrêt Multani en 2006, en vertu duquel les élèves sikhs ont obtenu le droit de porter le kirpan à l’école. Cette décision fait complètement fi du droit à la sécurité de l’immense majorité des étudiants, ceux qui n’ont pas le droit de porter un poignard. Symbole religieux ou pas, un couteau est une arme blanche, dangereuse, et c’est d’ailleurs pour cette raison qu’il est interdit de monter à bord d’un avion avec un kirpan. De plus, en instaurant différents droits pour différentes communautés, cette décision de la Cour suprême a fait passer à la trappe un principe fondamental de justice, celui de l’égalité de tous devant la loi.

Une autre décision déplorable a été prise lors de l’arrêt Askov en 1990. Encore une fois en se fondant sur la Charte, la Cour suprême a annulé la procédure entamée contre un criminel notoire sous prétexte qu’il n’avait pu être jugé dans des délais raisonnables. Cette décision a entraîné par la suite l’arrêt des procédures ou la libération de dizaines de milliers de personnes accusées de crimes graves, dont Askov lui-même, qui commettra de nouveaux délits peu de temps après et sera condamné à six ans de prison. Inutile de dire que le droit à la sécurité des Canadiens n’a pas été bien servi par cette décision.

Justice indépendante

Outre ces verdicts contestables, les juges ne sont pas non plus de preux défenseurs de nos droits, au-dessus de la mêlée, comme le laisse entendre Louise Arbour. Dans mon livre La bataille de Londres, j’ai révélé les gestes posés par deux juges de la Cour suprême en 1980-1981, Bora Laskin et Willard Estey, qui ont transmis de l’information sensible au pouvoir exécutif, violant ainsi le principe de séparation des pouvoirs. Nos droits à une justice indépendante du pouvoir politique ont-ils été protégés à cette occasion ?

La liste des gestes douteux, décisions discutables ou carrément stupides prises par des juges en matière de droits fondamentaux est longue. Au lieu de sermonner, Louise Arbour ferait bien de se garder une petite gêne. La Cour suprême n’a pas de leçons à donner en la matière.



Frédéric Bastien - Professeur au collège Dawson et auteur de La bataille de Londres (Boréal, 2013)

Source: Le Devoir

mercredi 12 février 2014

Une charte de la laïcité dans une usine française


Alors que le débat sur la charte des valeurs fait rage au Québec, en France, une grande entreprise privée vient d'introduire une charte de la laïcité à l'usage de ses employés. Une initiative qui ne manquera pas de provoquer des remous.
Un texte de Alexandra Szacka
Jean-Luc Petithugenin est ce qu'on appelle en France un « laïcard ». Cet homme d'affaires, descendant de huguenots français dont les ancêtres, protestants, ont dû s'exiler pour fuir les persécutions religieuses au 17e siècle, est convaincu que la seule façon de vivre ensemble pour des gens venus d'horizons ethniques et religieux différents est de l'afficher le moins possible.
C'est pourquoi il a décidé, il y a quelques mois, de rédiger une charte à l'usage de ses 4000 employés de 52 nationalités différentes qui travaillent chez Paprec, une société qu'il a fondée il y a 20 ans, aujourd'hui leader du recyclage en France. Depuis quelques jours, la « Charte de la laïcité et de la diversité » est affichée dans chacune de ses 50 usines de récupération à travers le pays.
Un préambule, qui rappelle les fondements laïques de la République française, est suivi de huit points, dont l'application est dorénavant obligatoire. Ils stipulent que :
  • l'entreprise est un lieu neutre;
  • nul ne doit y manifester ses convictions politiques ou religieuses;
  • porter des signes religieux ostentatoires est interdit;
  • refuser une tâche à cause de ses croyances est aussi interdit.
Jean-Luc Petithuguenin est particulièrement fier du fait que l'ensemble de ses employés ont approuvé la charte. « À 100% » dit-il. Il aurait procédé à une large consultation auprès des chefs de sections, des syndicats présents dans ses différentes usines, ainsi qu'auprès des employés individuels.
La demi-douzaine de travailleurs et représentants syndicaux à qui nous avons parlé, sur deux sites en banlieue de Paris, étaient en effet unanimes. S'il n'y a jamais eu de véritables frictions en raison de la religion des uns ou des autres, il faudrait éviter qu'il y en ait dans le futur.
Le président fondateur de Paprec ne s'en cache pas. Le jugement de la Cour d'appel de Paris, l'automne dernier, donnant raison à une directrice de garderie privée qui a interdit le port du voile par une employée, lui a donné l'idée de la charte. Il faut introduire dans le secteur privé les règles de la laïcité qui prévalent dans le secteur public, dit-il.
Et il est bien conscient que, tôt ou tard, il pourra à son tour se retrouver devant les tribunaux si une femme voilée, par exemple, dénonce qu'il y a discrimination à l'embauche, puisque les règles de l'entreprise l'obligent à ôter son voile. « On est préparé à un combat pour la laïcité en entreprise. Ce combat est soutenu par un tas de chefs d'entreprises en France » dit-il. C'est ce qu'on verra au cours des prochains mois.
Jean-Luc Petithuguenin est maintenant en train de regarder du côté du Québec, où il aimerait bien faire une ou deux acquisitions. Appliquera-t-il la même charte dans ses entreprises québécoises? « Non, dit-il. La charte est à l'usage exclusif des usines françaises. Mes quatre usines suisses n'y sont pas soumises. Je respecte les lois et les coutumes des pays où je m'installe. »
Source: Radio-Canada

mardi 11 février 2014

Les Jeux olympiques d'hiver 2014 à Sotchi

À  surveiller, une fois de plus, le nombre de médailles qu'auront gagnées les valeureux athlètes québécois dopés à la stéroïne canadian.  


Imaginons le Québec aux JO!
                               

Source: Cap sur l'indépendance   Facebook
via Vigile.net

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Les Canadiens


Andrée Ferrety
Vigile.net


Quelle misère que Le Devoir adopte ce vocabulaire fautif lorsqu’il écrit sur nos athlètes d’ici aux Jeux olympiques. Veut, veut pas, ces médaillés de Sotchi, d’hier et d’aujourd’hui, sont Québécois.

Bien sûr aucun parmi eux, parmi elles, n’a le courage d’affirmer son identité. Mais s’agit-il de courage ou d’indifférence ? J’ai d’abord pensé qu’ils étaient lâches. Malheureusement, c’est pire. Ils ne se posent même pas la question, parce qu’ils en sont incapables. À part leurs aptitude sportives, ils ne planent pas haut.

Cela dit, toute cette propagande patriotique et morale sur le sport, tous pays confondus, lève le cœur. Comme si les athlètes compétionnaient une seule seconde pour leur pays. Ça prend juste la naïveté du bon peuple pour y croire.

Le plus drôle, c’est que si nous soulignions que les champions sont des Québécois, comme je le fais ici, on se ferait accuser de faire de la politique avec les Jeux. Alors que ces jeux ne sont que ça : de la politique de A à Z.

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Et voici le commentaire que je me suis abstenue d'ajouter. 

Je comprends votre exaspération, madame Ferrety!  Je n’en peux plus moi-même de voir mur à mur toute cette rouge propagande.   

Vous avez raison, ces Jeux ne sont que de la poilitique de A à Z. Mais selon moi, en plus d'êtres des jeunes d'exception, ce sont aussi (sans le savoir évidemment) de valeureux valets de l'Ordre mondial. Aucun doute là-dessus. Tout comme le sont, d'ailleurs, la plupart des grands artistes internationaux. 

Sont-il indifférents (à notre cause)? Peut-être. D'abord,  ont-ils le choix?  N’ont-ils pas (enfin certains d’entre eux) déjà tenté de montrer leurs couleurs à des Olympiques antérieures? Rappelez-vous! On leur a vite mis le cadenas sur certains signes ostentatoires qui pouvaient ressembler, par exemple, au drapeau du Québec.  Alors,  depuis,  pour leur faire oublier leur identité, on les dope en masse à la stéroïne canadian. Et leurs parents avec. Comme de raison. 
Enfin, ce n’est pas leur faute, si le Québec n’est pas (encore) un pays indépendant.  Mais comme l'écrit, Sylc (en commentaire sur Vigile), « Chacun a le droit dans l’urne à un vote secret et à ne pas partager certains aspects de sa vie sur la place publique ... »

Bref, les Jeux olympiques 2014? Moins j’en regarde, mieux je me sens.  Mais veut, veut pas, comme vous dites, force est pour nous d'admettre  que le jeune bosseur québécois, Alexandre Bilodeau, «planait» pas mal plus haut qu'on en seraient capables, vous et moi, non?  

May West