« Un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres n’est pas victime ! Il est complice ». Georges Orwell


vendredi 24 septembre 2010

Fore ... midable!

Caricature: Garnotte - Le Devoir

Franco Fava, organisateur de tournoi de golf pour le PLQ...
Caddy = courroie de transmission ... !

mardi 21 septembre 2010

Faites vos jeux!

Qui remplacera J.J. Charest lorsque ce dernier décidera de démissionner? Richard Le Hir, entre autre chroniqueur dans Vigiles. com cite un article dans Cyberpresse pour creuser un tantinet la question. «Il y a de ces signes qui ne trompent pas. La manchette de La Presse ce matin n’est pas un effet du hasard. Elle est au contraire calculée pour infliger un maximum de dommages à Jean Charest et hâter son départ.», écrit M. Le Hir.

Et sachant que J.J. Charest est le poulain sur lequel avait misé Paul Desmarais pour accomplir ses basses oeuvres de destructuration et de démolition des institutions québécoises afin de les fragiliser (lire fédéraliser), dans l'état délétère qui règne au gouvernement embourbé dans les méandres de la commission Bastarache, il est bien évident qu'on cherche, en effet, à infliger un maximum de dommages à celui qui n'a pas livré la marchandise comme on l'aurait souhaitée.

Or, pour répondre à Grisou qui, dans son commentaire, croit qu'«on va voir ressurgir par hasard (sic) un nouveau dauphin qui doit être déjà prêt à prendre la relève. Mais qui ?» et puisqu'elle pousse l'ironie jusqu'à ouvrir les mises, je me laisserai paresseusement guider ici par la ridicule facilité en misant sur le premier nom qui me vient - par hasard (re-sic) - à l'esprit: Jean-Marc Fournier.

Liens:
Desmarais lâche ses pitbulls
La manchette de La Presse

vendredi 17 septembre 2010

Le bout du tunnel?


Garnotte, Le Devoir, 17 septembre 2010.

Merci, Marcel de nous avoir enfin mis sur la vraie piste de la commission Bastarache.
Et merci à Mathieu Turbide, du Journal de Montréal, qui nous éclaire cette piste en posant la question: «Pourquoi un avocat qui souhaite devenir juge aurait-il l'idée de donner son curriculum vitae à un solliciteur de fonds du Parti libéral ? »
Je crois qu'on commence à voir la lumière au bout de ce tunnel si long et si sombre.
L'argent de nos impôts servira-t-il enfin peut-être à quelque chose. Qui sait?
Courage, espoir et patience, chers concitoyennes, concitoyens!

Marcel, les avocats et la «famille»

jeudi 16 septembre 2010

L’expert Jean Narrache

Mise à jour aujourd'hui

Je ne suis pas très intéressée par la commission Bastarache. Peut-être de loin. Le seul intérêt que j’y vois, c’est de passer en revue les nombreux commentaires des gens qui suivent les faits divers et interrogatoires. Et bien sûr, les compte-rendus de certains analystes que je crois sérieux et authentiques.

Or, hier c’était au tour d'un expert en datation et analyse de l'encre. Paraît-il que l’expert qu'on a invité dans le but de trouver quelque indice qui pourrait discréditer le témoin principal, n’a rien trouvé ou prouvé autre chose à part le fait que les notes de M. Bellemare étaient écrites en trois couleurs différentes.

On n'a donc pas pu prouver les dates des encres suite à l'analyse. D'ailleurs, j’ai bien ri en lisant cette ligne d’un commentateur, à savoir qu’il faudrait peut-être faire venir (désormais) un archéologue et de passer l'encre au carbone 14 ...

Phrase souvent lue : «Heureusement que le ridicule ne tue pas!» Mais deux questions se posent. D'abord celle sensée aller droit au fond des choses est encore et toujours de savoir s'il y a eu, oui ou non, influence indue sur la nomination des juges.

Puis au lieu de savoir combien de crayons possédait M. Bellemare, quand allons-nous obtenir de la commission Bastarache les archives 2003-2004 du registre que les visiteurs doivent signer avant d'entrer au bureau de Jean Charest?

mercredi 8 septembre 2010

Les manifestations monstres

L’automne dernier, nous étions une soixantaine à manifester dans le vieux-Montréal contre l’avocat Brent Tyler qui avait défendu en Cour Suprême la cause des gens fortunés qui tenaient absolument à envoyer leurs enfants à l’école anglaise, en passant par des écoles passerelles. J’étais de ceux et celles qui y voyaient là une autre attaque de front à la loi 101.

Puis, l’hiver passé, une grosse manifestation où environ 200 personnes courageuses, dont Amir Khadir, Louise Beaudouin et Louise Harel, ont marché par un froid de canard dans les rues de Montréal jusqu’aux bureaux du PM John James Charest, afin de manifester leur indignation à l’endroit de la corruption et des nombreux scandales qu’on commençait à peine de découvrir par les médias interposés?

Sans oublier cette manifestation monstre de 600 personnes, un soir d’hiver, celle-là aussi sur le sujet périlleux de la langue française, à laquelle Pierre Curzi et combien d'autres nous ont secoué la couenne de l'émotion. Bon.

«Après tous les assauts juridiques subis par la loi 101 et qui l’ont passablement affaiblie, le Québec se trouvait déjà à genoux. Aujourd’hui (7 septembre 2010), la ministre St-Pierre trouve que c’est encore trop et ne nous propose rien de moins que de vivre à plat ventre… histoire de ne plus déranger personne.» Source: Blogue de l'auteur - Réjean Parent, Président de la Centrale des syndicats du Québec, 7 septembre 2010

Tout ça pour dire que 600 + 200 + 60 personnes n’ont pas provoqué beaucoup de sourcillement ni de vacillement ou quoi que ce soit qui aurait pu ébranler les colonnes du temple gouvernemental, à Québec. Rien de tout cela, mais ai-je besoin de dire qu’on se sent bien seul dans ces moments-là.

Autre pays, autres moeurs! Hier, en France, à Paris, à Lyon et à Marseille, entre autres, des manifestations monstres ont permis de voir à quel point les Français, on parle ici d’un million à deux millions et demi de personnes, ont du coeur au ventre quand il s’agit de faire connaître leur mécontentement, pour ne pas dire leur écoeurement total, face au gouvernement, au président de la République et à ses agissements. Cette fois-ci, c’était pour contester la dernière loi sur les retraites que le gouvernement Sarkozy veut désormais absolument leur imposer. Mais après le gros scandale de l'été, Sarkozy a-t-il la crédibilité nécessaire pour faire accepter cette réforme aux Français?

Manifester, ça défrustre. Et les Français n'ont pas mis longtemps à s'organiser. Pas surprenant, ils ont les syndicats et de nombreux autres mouvements sociaux et populaires qui mènent ces manifestations à terme. Alors qu'ici, au cas où vous l'auriez oublié, les syndicats (enfin les plus importants) sont aussi corrompus que le gouvernement et bien sûr, surtout de connivence avec lui.

En tout cas, on le sait maintenant, Jean Charest et Nicolas Sarkozy vivent à leur manière des moments difficiles depuis quelque temps.

Les deux ont beau dire qu’ils gardent le cap mais, aux prises avec des scandales, des magouilles, et autres problèmes sans précédent, il suffirait qu’un secret se dévoile, qu'une malversation se révèle, que le gouvernement tombe ou le peuple se révolte.

Mais un seul, pour l’instant, (a la chance ou le bonheur, c'est selon...!!!) qu’un malheur lui tombe dessus au bon moment, avec la mort de l'un de ses ministres, par exemple. Ouf! Et vite la diversion s'inscrit à l'agenda de toute une population!

mercredi 1 septembre 2010

« C'est moi qui dicte les règles »

Ça, c’est quand le pouvoir monte à la tête de ceux (ou celles) qui se le sont appropriés peu importe la manière. L’effet pervers qui en découle se résume à un phénomène qui tend à réveiller le «gène» de l’autocratie qui sommeille en tout être humain qui s’en prévaut. En ces temps troublés et troublants, ici comme ailleurs, les nombreux exemples de ce phénomène en politique actuellement ne manquent pas.

Commençons par la Russie, où Vladimir Poutine dirige et mène avec un bras de fer sa marionnette en attendant de reprendre le pouvoir.

Patient, il prend tout son temps qu’il consacre à fabriquer son image de futur tsar pour quand le moment de gloire sera venu. Pour cet homme machiavélique, le pouvoir tel quel ne suffit pas. Il lui faut davantage : rien de moins que de se tenir debout au-dessus de la chose.

Entre-temps, en France, le petit Nicolas magouille et grenouille de toutes les façons possibles afin de mettre la main sur le bon moyen de se sortir du bourbier dans lequel il a peine à se dépêtrer depuis quelques mois. «Tasse-toi, espèce de con ...!», en commençant par les ethniques, lui sert de leitmotiv.

Maintenant, au Canada, comme on a pu le constater à maintes reprises, Stephen Harper est l’un de ceux qui souffre le plus du malaise.

Il fallait entendre sa dernière perle aux dépends des pauvres Inuits dont il cherche à leur extirper le privilège de vivre dans son beau et grand pays. Sur le monument que ses zélotes lui érigeront plus tard pour la postérité de l’unité canadienne, quelque part dans un océan de sables bitumineux dans l’Ouest canadien, il faudra lire : « C'est moi qui ai dicté les règles ».

Enfin, jetons un regard désabusé, pour ne pas dire écoeuré, sur notre minuscule coin de terre provincial.

Si on n’y voit pas de la graine d’autocratie dans les divers gestes qu’a posés notre premier ministre, Jean Charest, depuis le printemps dernier, c’est qu’on est aveugle et volontaire.

Rien que le fait de se servir des deniers publics pour se refaire une image tout en créant une diversion envers la grande et véritable enquête qui révèlerait le fond des choses d’un scandale dont il veut à tout prix cacher l’ampleur, cela montre que le pouvoir a fait enfler la tête et peut aller jusqu'à défriser notre homme.

En espérant que, la panique et/ou le désespoir devant la tournure des événements finira par le ramener sur la même planète que la nôtre, celle du triomphe de la voix du peuple.


D'ici là, remarquez avec quel doigt (doigté et d'honneur...!) se chauffe son homme à abattre? Un geste que pourrait bien adopter le peuple, le jour où il décidera enfin à se lever debout. Ne serait-ce que pour se rendre aux urnes. Pas à genoux mais sur les chapeaux de roues.

Le pouvoir, «cet isolement qui peut mener à la folie» ... ?

À lire sur le sujet: Le pouvoir et ses pièges - Lise Payette

jeudi 26 août 2010

Vive la presse libre!

Le même jour, cette semaine, les médias Le Devoir et La Presse parlaient de Nicolas Sarkozy.

Le premier, libre de penser, informait abondamment les Québécois sur le scandale politico-financier qui remue la France depuis juin dernier et va si loin au fond des choses, qu’il jette enfin la lumière sur la nébuleuse Power Corporation de Paul Desmarais qui grenouille depuis longtemps dans les eaux françaises.

Le second, La Presse, quant à elle, informait les mêmes gens sur les gestes posés à l’égard d’une minorité par le gouvernement Sarkozy, et rapportait qu’un prêtre aurait prié afin que le même Sarkozy soit frappé par une crise cardiaque. Rien de moins! Aucune information sur l’influence ou trafic d'influence du clan Desmarais dans le Sarkogate.

Incidemment, en France, le Sarkogate en est arrivé à un point de saturation corrompue tel qu’on souhaite la mort du président. Jusqu’à ce jour deux personnes s’en sont prévalues publiquement : un prêtre et une blogueuse ... Et ça, ça ne comprend pas tous les silencieux assourdissants. Vous savez ces chiens en beau fusil chargés à bloc qui n’attendent qu’on leur donne le signal pour monter à la Bastille de la démocratie pouplaire?

Ici, le Charestgate poursuit son cours avec la commission Bastarache. Et curieusement suit une trajectoire très similaire à celle du bon ami, Sarkozy. À n’en pas douter, son sérail qui le protège et l’artillerie lourde qu’il a déployée pour le défendre, l’aideront (ou non) à se tenir debout encore un bout, malgré la salve d’allégations que son ennemi a jeté en pâture au public et aux médias, cette semaine?

De toutes les caricatures sur le sujet de la semaine, celle-ci est la meilleure à mon point de vue.

Cherchez la femme!

Parmi les avocats en rangs serrés, le caricaturiste a oublié l'ineffable Me Suzanne Côté, avocate de Jean Charest, qui sursaute et se lève chaque fois que le mot «construction» est cité. Question de ne pas déroger d'un poil du mandat de la commission qui est en cours.

lundi 16 août 2010

Pour quiconque suit les actualités quotidiennes de ces deux politiciens ...

Charest-Sarkozy, tandem et triporteur ?
Mise à jour mercredi 18 août 2010 13h28

Yves Côté
Abonné
Le Devoir
lundi 16 août 2010 06h37

«Je vis en France depuis pas mal de temps et il m'est de plus en plus évident que l'actuel président de la République et le non moins actuel PM du Québec se fréquentent beaucoup et en de nombreuses circonstances... Beau tandem.

Où, quand, comment, je n'ai pas plus de données factuelles que les autres. Mais ce que je constate plus que jamais, c'est que depuis six mois, à ces mêmes types de soupçons et d'accusations qui leur sont portés, ils appliquent exactement les mêmes stratégies de réponses.

Doivent se parler souvent au téléphone ces deux ? Peut-être même font-ils régulièrement des conférences à trois avec leur ami commun, Paul Desmarais premier ?

Pour quiconque suit les actualités quotidiennes de ces deux politiciens, tel je le fais, la réponse positive à ces questions ne peut apparaître que probable. Cela cachant de plus en plus mal que le pseudo-tandem qu'ils forment soit plutôt, et en réalité, un véritable triporteur financier trans-atlantique...»


***

May West
Abonnée
Commenaires au Devoir
lundi 16 août 2010 11h03

Monsieur Côté,

Bienvenue à bord, cher monsieur! Merci d'avoir pris la peine de traverser l'Atlantique pour venir nous dire que, vous aussi, vous avez vu le formidable parallèle qui apparaît de façon si évidente entre les déboires de Sarkozy et ceux de notre pm, Jean Charest, qu'il est impossible de ne pas s’en apercevoir.

Deux triporteurs et magouilleurs? Et pourquoi pas aussi, un voyou? À part ça, je n’ai rien de plus à rajouter. Vous avez tout dit. Oh! bravo, à vous, de vous tenir aussi bien informé. Et de garder l'oeil ouvert sur ce qu'il se passe ici.

Sur le même sujet: La raison du silence


***

Yves Côté
Abonné
Commentaires au
Devoir
mardi 17 août 2010 02h42

L'espoir, c'est eux... Merci.

«Vive les Québécois libres et fins observateurs... l'espoir c'est eux. Merci à Monsieur Rodrigue Guimont qui nous montre sans détour que Jean Charest fait partie du sélect club politique des rolexés, faisant passer le groupe de précédemment français, à dorénavant canadien-français... Si vous ne me comprenez pas, faites "Sarkozy rolex Segala" sur votre moteur de recherche et vous en saisirez immédiatement tout.

Merci pour la gentillesse de May West, que je pourrais sans doute, et sans la froisser, je crois, appeler Marianne ?



Et merci au Devoir et à ses artisans pour leurs efforts constants à rester libres. Qu'ils restent tous vigilants, les adversaires de la liberté se font de plus en plus impatients. »

À lire aussi: Ici

mercredi 11 août 2010

Normal

Manon Cornellier, du Devoir, s’interroge aujourd’hui sur la pertinence du Bloc à Ottawa après 20 ans de présence sur la scène fédérale. Je suis du même avis que monsieur Steve Fortin qui a commenté cet article. Si ce n'était de la présence du Bloc à Ottawa, je ne voterais tout simplement pas au Fédéral. Combien sommes-nous au juste à penser ainsi? Je l'ignore.

Il est bien prouvé (et éprouvé) que pour la plupart des députés fédéralistes québécois, dès qu'ils arrivent à Ottawa, les intérêts des Québécois ne comptent plus beaucoup pour eux. C'est bien connu, peu importe le parti, ils n'en ont plus que pour les valeurs et les intérêts canadiens. C'est bien normal, ils sont FÉDÉRALISTES.

Et je cite la journaliste : «C'est à ces derniers (partis fédéralistes) de faire leurs preuves au Québec. La réussite du Bloc est le reflet de leur propre échec et d'une certaine impasse politique au Québec qu'ils n'arrivent pas à dénouer. La raison d'être du Bloc se trouve là. »

À l'instar de nombreux de mes compatriotes québécois, justement depuis Meech j'ai perdu espoir de ce côté-là. Le Canada anglais n'accordera pas de statut particulier au Québec, si ce n'est que symboliquement parlant.

Alors puisqu’on n'arrive pas à dénouer l'impasse que seule l'indépendance du Québec parviendrait à faire, que cela plaise ou non aux fédéralistes québécois, le Bloc est là pour rester. Et il s'ensuit que je trouve normal évidemment que mes impôts servent à payer les salaires et les pensions de nos valeureux députés bloquistes.

mercredi 4 août 2010

L'entité

Rien qu’à voir, on voit bien qu’une entité quelconque cherche à créer des crises financières, à provoquer des dépressions économiques, et même ira jusqu’à déclencher des guerres dans l’ultime but de contrôler le monde. Le nom de cette entité m’échappe.

Qui l'eût cru? Je n'aurais pas pensé qu'une guerre contre l'Iran pourrait déstabiliser la Russie. Qui d'autre que cet immense et puissant pays porte ombrage aux Maîtres du Monde actuels?

Fabulations que tout ça, j'espère.