« Un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres n’est pas victime ! Il est complice ». Georges Orwell


samedi 2 novembre 2013

(2/7) Charte québécoise: Le Québec à la croisée des chemins


La chance que nous offre l'Europe

(La seule...)


« La permissivité et l'apathie sont les dernières vertus d'une société mourante. »     Aristote





Les mêmes causes produisant les mêmes effets, le Québec a la chance unique de pouvoir tirer des leçons de la situation européenne en ce qui concerne l'intégration des communautés musulmanes. Nous avons, théoriquement, un coup d'avance pour voir et prévoir. Ne pas vouloir s'attarder, analyser et prendre en compte le cas européen est non seulement aberrant, mais c'est faire preuve de naïves présomptions en se disant qu'au Québec c'est différent, "ce n’est pas pareil" et que bien entendu, toute l'Europe a échoué, nous réussirons !

Hélas, les nobles idéaux issus de la très consensuelle bien-pensance québécoise iront se fracasser sur le mur des réalités.

Car cette "minorité" toujours croissante, qui soit dit en passant compte 1.6 milliard de fidèles de par le monde, ne s'intégrera jamais au Québec. Avec les années, mais surtout avec le nombre, ils feront comme partout ailleurs : reconstruire leur société d’origine sur leur terre d’accueil. En effet, tant que les intégristes, pourtant minoritaires, mèneront le bal, tant que nous ploierons gentiment (béatement pour certains) face aux coups de bélier d'un islam conquérant, les musulmans modérés n'auront d'autre choix (au final) que de les suivre et l’intégration sera, de facto, impossible. Et ce constat n'émerge pas d'obscurs et hypothétiques scénarios créés de toutes pièces par des péquenauds analphabètes, hallucinés et culturellement délétères, mais bien de l'expérience empirique dont nous fait "cadeau" l'Europe en entier.

La jolie mosaïque culturelle finement ciselée et espérée de tout cœur par une bien-pensance dogmatique qui n'a d'autre réalité que leurs souhaits et espérances se transformera, comme là-bas, en un grossier patchwork cousu au fil d'acier.

Mis à part quelques immigrationnistes forcenés qui préfèrent l’autre à leur voisin; c'est principalement l'ethnocentrisme de nos "élites" qui fausse leur jugement en leur faisant croire que, comme les catholiques et protestants d'autrefois, les musulmans se départiront graduellement de leurs pratiques religieuses afin de se séculariser, ce qui leur permettra bien évidemment d'épouser les valeurs et traditions québécoises et de se fondre à notre modus vivendi pluriséculaire. Jugement d'une naïveté sans nom...

La charte ne réglera certes pas tout, mais au moins elle marquera un coup d'arrêt (provisoire) à l'audace des intégristes qui n'a de limite que notre détermination à fixer celle-ci...

De plus, une charte non édulcorée et bonifiée d'une loi interdisant le port du voile intégral dans les espaces publics (comme en France, Belgique, bientôt en Suisse) et qui serait appliquée dès maintenant pourrait nous éviter (ne serait-ce que par la baisse d'attractivité du Québec pour les intégristes et les salafistes) le sort et le communautarisme à grande échelle que connaît l'Europe.


Ne rien faire maintenant, diluer la charte afin de satisfaire tout le monde (mais en fait...personne), l'instrumentaliser à de basses fins politiciennes ou encore laisser-aller en espérant des « jours meilleurs », serait pur aveuglement et surtout inexcusable face aux générations futures, car, contrairement aux Européens, nous savons ce qui nous attend. L'opportunité que nous avons aujourd'hui, entre autres pour des raisons purement démographiques, est sans doute la seule que nous n’aurons jamais. La boîte de Pandore étant désormais ouverte, nous n'avons plus qu'une alternative : agir et plus précisément agir avec courage et détermination afin de sauvegarder les intérêts et les fragiles acquis, aujourd'hui vacillants, de la nation québécoise. Et quelle qu'en soit l'issue : l'Histoire jugera.

(3/7) Charte québécoise: Le Québec à la croisée des chemins



Dâr-al-Islam - م اللسل دار

(La maison de la paix )


«Dieu vous a fait ainsi hériter de leur pays, de leurs demeures, de leurs richesses et d’une terre que vos pieds navaient jamais foulée. La puissance de Dieu na point de limite.»


- Coran 33:27

La raison nous dicte qu'il peut être sage de connaître une chose avant de vouloir la défendre par simple éthique de la conviction.

Pour la majorité des Québécois, pour qui le contact avec l'Islam est très récent, cette religion n'est qu'une simple version « exotique » du Catholicisme. Pour les autres qui la connaissent, disons simplement que la candeur est moindre...

***
Contrairement à Jésus, simple charpentier qui décida un jour de prêcher pardon et amour de son prochain, Mahomet : prophète, conquérant et grand chef de guerre issu de la péninsule arabique, propagea quant à lui le message divin reçu de l'Archange Gabriel à coups de sabres et de razzias. Cette évolution concernant les « techniques de propagation » du message divin fonctionna et fonctionna même très bien. Des premières conquêtes du 7e siècle jusqu'au milieu du 9e siècle c'est  toute  la péninsule arabique, le Moyen-Orient (dont Jérusalem), l'Afrique du Nord (Maghreb et Égypte), l'Espagne et l'Asie Centrale jusqu'à la vallée de l'Indus (dont la Perse) qui tombèrent sous la domination de l'Islam. 

L'expansion fut fulgurante. Et si ce n'était de la victoire, en 732,  de Charles Martel  (grand-père de Charlemagne) à Poitiers et surtout des remparts de la grande ville chrétienne de Constantinople, la deuxième Rome et porte d'entrée orientale de l'Europe qui monopolisa des années durant les armées des nouveaux califats arabes, c'est sans doute toute l'Europe (non unifiée et désorganisée à cette époque) qui serait tombée face à ce raz-de-marée conquérant. Notez que ce type d'expansion est toujours d'actualité, principalement au niveau de l'Afrique subsaharienne.

Selon la théologie islamique, le but ultime de l'Islam est d'être portée au Monde entier. Et c'est cette même théologie qui divise le monde en deux parties : le Dâr-al-Islam, la maison de la Paix, qui est sous domination musulmane et régie par la Charia et le Dar al-Harb, la maison de la guerre, qui est les régions peuplées d'infidèles (les kouffars) et qui n’est pas encore soumis à l'Islam. Sa finalité étant irrésistible et intemporelle, l'expansion du Dâr-al-Islam n'a pas besoin d'être rapide, elle peut s'effectuer sur plusieurs générations. Pour les intégristes, le Québec tout comme l'Europe fait partie du Dar al-Harb, c'est-à-dire des régions à soumettre. 

Et pour soumettre ces régions, à défaut des armes et du nombre, un stratagème efficace existe afin de « protéger » l'Islam dans les régions il est minoritaire : la Taqiya. Soit l'art de la dissimulation qui permet aux croyants de « mystifier » les infidèles, sans réprobation divine, afin de se protéger eux et de sauvegarder l'Islam lorsque celui-ci apparaît comme menacé . C'est une stratégie de défense que les intégristes connaissent bien. Notons au passage que l'ensemble des croyants musulmans forment, au niveau mondial, ce que l'on appelle la Oumma, qui signifie communauté (ou nation) et qui transcende l'appartenance nationale.

L’Islam est une théocratie non centralisée, c'est-à-dire qu'il n'y a pas d'Instance suprême reconnue (comme le Pape pour  les catholiques)  et que son pouvoir  s'exerce tant au niveau spirituel (via les enseignements du Coran) qu'au niveau juridique et temporel (via la Charia). Le croyant n'a que cinq obligations à respecter, ce sont les cinq piliers de l'Islam : la déclaration de foi, payer l'impôt (aumône) annuel, accomplir les 5 prières quotidiennes, le pèlerinage à la Mecque et le jeûne du Ramadan. 

De façon caricaturale, on peut dire que l'Islam est un système auto géré, facilement transportable et qui est en mesure de s'implanter n'importe où. De plus, comme celui-ci n'est chapeauté par aucune instance mondiale, son évolution globale et son adaptabilité au monde contemporain sont pour le moins « difficiles » et ce d'autant plus que le Coran, qui contient les révélations reçues par Mahomet, est inimitable, parfait et éternel. Ce qui veut dire grosso modo : bonne chance à celui qui voudra y changer une virgule...