« Un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres n’est pas victime ! Il est complice ». Georges Orwell


samedi 14 avril 2012

Élection référendaire: le « deal »



J’ai appris tout récemment que l’idée avait déjà été envoyée en l’air. Dans l’air du temps, d’ailleurs.   « Pour l'avenir, je propose que nous travaillons sur une élection référendaire dans trois ou quatre ans, écrivait M. René Marcel Sauvé, le 30 mai 2003.  Il y a longtemps que j'y pense et je crois que nous devons le faire. Qui vote pour le Parti Québécois vote pour la souveraineté et l'indépendance du Québec. POINT FINAL. Chaque vote accordé au PQ est de facto un OUI au référendum, sur la souveraineté. Il ne sera pas nécessaire de faire d'autres référendum à ce sujet, seulement lorsque viendra le temps de donner une constitution au Québec. À ce moment, la souveraineté sera acquise et reconnue. Nous devons en faire notre leitmotiv et l'enjeu électoral de la prochaine élection. »

Depuis 2003, il en est tombé de la poussière de Roche... Et il en a coulé de l’eau dans nos rivières boréales à la poursuite d’un Plan Nord embrumé. Et par le fait même,  de l’argent en masse dans les caisses du parti provincial au pouvoir. 

Et il en est aussi venues des attaques de toutes parts et de toutes sortes sur le béton armé d’une dame de marbre. Plus coriace qu’on pensait. Et enfin,  dans notre dos large comme un golfe à nous,  il s’en est donné des poussées vers l’EXIT de la part d’un certain Harper majoritaire.   

Bref, étourdis par tant de va-et-vient, on se prend à imaginer les pales de nos belles éoliennes se mettre à souffler à tous vents sur les chiffres des sondages à venir,  afin de recoller enfin tous les morceaux de notre rêve brisé tant de fois.

Mon frère est un gars pressé. Intelligent et de parole. À brûle-pourpoint, l’autre jour, il a tenté le plus sérieusement du monde de me convaincre de mettre en branle une pétition. Rien de moins! 
Le but? Contraindre madame Marois de s’engager dans une ÉLECTION RÉFÉRENDAIRE aux prochaines élections, en échange de son vote, si elle acceptait ce « deal » ... !!!
Sinon, monsieur mon frère allait voter pour la CAQ ...!   
Est-il le seul, en ce moment, à avoir de pareilles idées dans la tête? 

***

Et moi, ce que j'en pense?

Il est évident qu'une élection référendaire serait l'idéal. Mais pour l'instant, ce serait prématuré. Et même probablement suicidaire,  du fait qu'on la perdrait ( une tragédie nationale de plus ...) si l'on se fie aux sondages, encore trop frileux. Même s'il y avait une pétition. 

Aux prochaines élections, il est clair qu'il y aura urgence. Non pas pour l'indépendance (bien qu'elle soit infiniment souhaitable),  mais la priorité est de nous débarrasser d'abord et avant tout, de ces ordures libérales au pouvoir depuis 2003.  Et le P.Q. est le seul parti en mesure d'y arriver. POINT À LA LIGNE!

Me semble que ça ne prend pas une tête à Papineau pour comprendre ça, non?


mardi 10 avril 2012

Droit à l'éducation: tel est pris qui croyait prendre


Victoire de Laurent Proulx:
La "victoire" de Laurent Proulx a été de courte durée puisque le cours s'est effectivement donné, mais par cinq professeurs venus discuter du respect des décisions démocratiques.  Commentaire de M. Sylvain Labranche - Abonné (Le Devoir)
4 avril 2012 12 h 10


Depuis quelques jours, les démarches juridiques se multiplient en rapport à la grève estudiantine. Des étudiants voulant retourner en classe se tournent vers les tribunaux pour que ceux-ci ordonnent la reprise des cours à coup d'injonctions. Certains obtiennent gain de cause et d'autres non. 

En entrevue au Devoir, le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Léo Bureau-Blouin, a réagi en dénonçant la «judiciarisation» du conflit, c'est-à-dire l'utilisation des tribunaux et du droit pour régler un litige entre le gouvernement et les étudiants. «C'est un conflit qui est politique, et la justice ne saurait servir quand tu as perdu sur le terrain politique.»

On ne saurait mieux dire. Il revient au gouvernement de négocier ou pas avec les étudiants pour résoudre la crise actuelle. De même, les élèves qui s'opposent à la grève doivent convaincre une majorité lors des assemblées qui se tiennent sur le sujet. Il n'appartient pas aux juges de décréter des solutions en vertu de la justice.

Le problème est que les étudiants se font rattraper par où ils ont péché. Depuis le début du conflit, plusieurs de leurs porte-parole affirment haut et fort que l'éducation est un droit auquel le gouvernement attente en haussant les frais de scolarité. Cette prémisse est fausse. Souvenons-nous d'abord que les véritables libertés fondamentales ont deux caractéristiques. D'abord, elles ont surtout un caractère défensif. 


Prenons le droit de grève. Celui-ci prend sa source du fait qu'on ne peut obliger quelqu'un à travailler. Il est aussi lié à la liberté d'association. En l'exerçant, les grévistes n'obligent pas la société à leur payer ou leur fournir quoi que ce soit. Ils ne font que refuser de travailler (ou d'étudier), car ils jugent inadmissibles les conditions dans lesquelles ils sont censés le faire.

Un vrai droit est aussi universel, ce qui constitue sa deuxième caractéristique. Tous en jouissent de la même façon. Or ceci est impossible dans le cas d'un «droit à l'éducation». Non pas que l'éducation ne soit pas fondamentale et vitale pour une société moderne, mais on ne saurait la considérer comme un droit. Pourquoi? Parce qu'elle nécessite une intervention active de la communauté qui doit bâtir des écoles, payer des professeurs, etc. Dès lors, un «droit» à l'éducation divise la société entre ceux qui financent l'éducation et ceux qui en bénéficient, perdant du coup son caractère universel.

Comme elle n'est pas un droit, les décisions concernant l'éducation doivent se prendre dans l'arène politique, comme le rappelait la FECQ. Sauf que les étudiants ont érigé eux-mêmes leurs objectifs politiques en quelque chose d'absolu: un droit à l'éducation, sacré, immanent et inviolable. 


Or il y a des dangers à utiliser ce genre d'intimidation intellectuelle, car la judiciarisation du politique est une arme à double tranchant. Elle a le fâcheux défaut de souvent se retourner contre celui qui l'utilise. En clamant que le fait d'étudier est un droit, les grévistes ont invité leurs opposants à se tourner vers la justice pour qu'on cesse de les priver de leur droit à l'éducation. Tel est pris qui croyait prendre!

Mais il y a plus que la douce ironie de l'arroseur arrosé dans cette histoire. Il y a aussi les dommages collatéraux. Avec la judiciarisation du débat, des juges ordonnent la reprise des cours. Ce faisant, ils risquent de porter atteinte à une vraie liberté fondamentale, le droit de grève des étudiants.


Source: Le Devoir - Texte de Frédéric Bastien, Professeur permanent au collège Dawson

*** 
Voilà qui éclaire nos lanternes. Et allument nos chandelles. 

vendredi 30 mars 2012

Au Québec: Comment on « skip » (éclipse) les manifestations ... (entre autre, pour le français)


 D'abord parlons sports
Pierre Gauthier, directeur général du Canadien de Montréal, vient tout juste d’être congédié le jour même de la présentation du budget fédéral à Ottawa.
Guy Carbonneau avait connu un sort semblable le jour où Henri-Paul Rousseau était venu s’expliquer devant la Chambre de commerce de Montréal au sujet des 53 milliards de dollars perdus par la Caisse de dépôt et placement. La télé de Radio-Canada avait consacré sa « une » de 18h au congédiement de Guy Carbonneau plutôt qu’à Henri-Paul Rousseau.
       Louis Lapointe, Vigile.net

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Puis de choses et d'autres

Je me souviens qu’en 1988 et 1989, sous Bourassa II, la SSJBM avait organisé deux grandes marches contre la loi 178 qui ramenait une certaine dose de bilinguisme dans l’affichage commercial. Ces deux grandes marches, chaque année, avaient eu lieu à Montréal, un dimanche après-midi, et, dans les deux cas, cela avait été un succès monstre, il y avait eu des dizaines de milliers de marcheurs.

En 1988, la grande marche contre la loi 178 eut lieu le dimanche 17 avril (http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/pages/evenements/20415.html). Le lendemain lundi 18 avril, comme par hasard, le Québec tout entier a subi une panne générale d’électricité de plusieurs heures (http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/pages/evenements/20417.html).

Bof, dira-t-on. Faut pas voir des complots partout, quand même.

D’accord, bof. Mais le hic, c’est que, l’année suivante, 1989, l’autre grande marche contre la loi 178 eut lieu le dimanche 12 mars (http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/pages/evenements/21715.html) et le lendemain lundi 13 mars, à quoi eûmes-nous droit, pensez-vous ? Eh oui ! Une nouvelle panne générale d’électricité dans tout le Québec (http://archives.radio-canada.ca/c_est_arrive_le/03/13/) !

Une fois, OK, bof, ça va. Mais exactement le même coup deux années d’affilée, là, ça devenait plutôt obscène, non ? Car, faut-il le préciser, une panne générale d’électricité, c’est très gros et, dans les médias, ça vous éclipse vite un manif pour le français !

Toujours est-il qu’en 1989, Hydro-Québec accusa le soleil, un astre qui, comme chacun sait, a le dos large. Le mardi 14 mars, l’un des deux quotidiens auxquels j’avais téléphoné la veille pour signaler l’étrange coïncidence avait donné à son petit article un titre du genre « Le réseau hydro-électrique serait-il allergique aux manifs pour la défense du français ? ». Était-ce La Presse ou le Journal de Montréal ? Le Journal de Montréal, je crois bien.

Tout cela pour dire que nos ennemis ne négligent vraiment rien quand il s’agit pour eux d’occulter ce qui les embarrasse.

Luc Potvin
Verdun

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Merci M. Potvin, de Verdun, de nous rappeler ces quelques faits divers historiques.  Il est étonnant qu'à chaque fois qu'on relève la tête pour marcher en direction d'une porte de sortie, cherchant à secouer le carcan de la domination qui pèse sur nos épaules, voilà que le ciel fédéraliste/colonialiste/conspirationniste nous tombe dessus. Et vient faire diversion.  

Avouons que ce clan - fédéraliste - est soudé à la vie, à la mort, qu’il s’agisse des hautes sphères du Canadien de Montréal, ou d’Air Canada à travers son conseil d’administration constitué d’un puissant lobby d’avocats anti-Québec(ois),  ou bien du Canada anglo-saxon-allo, en général, ou encore du gouvernement à Ottawa, peu importe qu'il soit bleu, orange ou rouge, toutes couleurs  confondues, ou enfin du gouvernement libéral à Québec, plogué mur-à-mur sur tout ce qui peut réduire et rapetissé le peuple québécois, en même temps qu'il a l'oeil sur l’éventail de nos  ressources abondantes, s’apprêtant à brader ces richesses pour les offrir  à ses maîtres et amis. 

jeudi 22 mars 2012

Tragédie à Toulouse: Le show de boucane must go on


Si l’on fie à ce qui se passe en ce moment en France,  la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy était d'abord jusqu'à présent mal engagée. Il fallait  relever de l'impossible, à moins d'un miracle ou du moins d'un événement savamment orchestré... 

On a donc ressorti l’hydre du « terrorisme islamique » afin d’hystériser la population et d’hypermédiatiser l’affaire. Remettre sous les projecteurs la présence de Sarkozy et du déroulement des événements sous sa gouverne, afin de donner de lui l’image d’un sauveur de la nation française. Bref, faire en sorte que le show de boucane must go on jusqu’au jour du scrutin. 

Au Québec, on n’en est pas là, bien sûr, mais il faut tenir compte que la situation pourrait prendre un virage similaire, à un moindre degré d’intensité, soit, mais tout aussi « miraculeux ». 

Vu les circonstances de déficit dans les sondages dans lesquelles se trouve Jean Charest présentement, et soi-dit en passant l’ami inconditionnel (qu’il a d'ailleurs visité pas plus tard que la semaine dernière) de Nicolas Sarkozy, attendons-nous à vivre un événement savamment orchestré ... à la mesure de nos moyens évidemment.

Or, madame Marois ne perd rien pour attendre.  On sait qu'elle a l'expérience et la couenne dure mais, à l’instar de François Hollande, en France,  j'ai bien peur qu’on ne la laissera pas très longtemps devancer ainsi dans les sondages celui qui a été choisi pour diriger le Québec.

mardi 21 février 2012

La médaille de la reine



Merci à ma soeur Lolo de m’avoir fourni le prétexte idéal pour donner mon avis sur la médaille du 60è du jubilé d’Elizabeth II.  D’abord, il n'y a pas que les députés du Bloc québécois qui lèvent le nez sur les médailles du jubilé de la reine: Jean Charest aussi.

La preuve que tous les fédéralistes ne ressentent pas la même chaleur à l’endroit de la reine, le premier ministre a repoussé cette contrainte du revers de la main : il n’a tout simplement  «pas le temps» de s'occuper des centaines de médailles que le gouvernement canadien lui a demandé de distribuer pour célébrer les 60 ans de règne d'Élisabeth II.

Cela dit, je n’ai pas du tout l’intention de re-brasser les pour et les contre de cette médaille,  mais je me demande quelle bête à 666 dollars a bien pu mordre à ce point Stephen Harper. De tous les chiens pas de médailles que je connaisse, un seul mord plus les autres :  le sien. 

À ce point soumis à la monarchie britannique,  Stephen Harper veut nous faire partager (de force ou de gré mais à tout prix) sa vénération pour une reine à qui il a dû, certes,  rajeunir le visage afin de mieux nous la faire aimer. 

Il veut aussi nous entraîner malgré nous dans son obsession pour une reine,  dont on ne se cache même plus pour dire,  qu’en plus de régner sur ses millions de sujets britanniques, règne également sur le monde trônant tout au sommet de la pyramide de l’Empire mondial.  Est-ce pour toutes ces raisons que Stephen Harper a cru juger bon de procéder au lifting sévère de sa reine tant idolâtrée?

Je parie donc que ces centaines de médailles que même le lieutenant-gouverneur du Québec ne sait trop quoi en faire, (à part les distribuer à son entourage immédiat ... ) se retrouveront, comme pas hasard ou par magie, en vente libre mais pour pas cher, dans nos plus achalandés marchés aux puces, l’été prochain.

samedi 18 février 2012

Justin Trudeau: Le Tricheur (bis)


Ce que Justin Trudeau a dénoncé dimanche dernier en soutenant qu'il préfère encore un Québec souverain à un Canada trop Harper, fait réagir. Beaucoup même.

Je ne conteste pas les brillants esprits, dont Guillaume Bourgault-Côté du Devoir,  qui a superbement expliqué son point de vue sur  les propos tenus par le fils de l’autre, ce matin.

Justin Trudeau n’a fait que de répéter tout haut ce qu’on constate dans les chaumières québécoises depuis des mois :  que le Canada s'en «va trop à droite», qu’il «devient mesquin, petit d'esprit, fermé, anti-intellectuel», qu’il «recule» sur des enjeux à ses yeux primordiaux. «Excusez, mais je ne reconnais pas ce pays. Et des millions de Canadiens ne reconnaissent pas ce pays», a lancé M. Trudeau sur un ton dramatique.
Mais, ces cris du coeur venant d'un fédéraliste libéral pur et dur sont-ils sincères? Mon instinct me porte à douter de ce coup d’éclat. Il ne faudrait pas se surprendre qu’il y ait derrière une volonté stratégique de remettre sur les rails, pour ne pas dire,  en gare,  le malheureux Parti libéral du Canada disparu de la carte au Québec depuis longtemps, et qui cherche désespérément une brèche par où passer après sa débâcle de mai dernier.

Il est vrai qu'il a aussi chatouillé au passage le réflexe nationaliste canadien, mais il a surtout tisonné la fibre souverainiste au Québec. N'est-ce-pas, là,  un bon moyen d’y faire élire plusieurs députés libéraux  fédéralistes dans divers comtés, lors de prochaines élections?

Il faut bien commencer quelque part si on veut déloger le gouvernement Harper devenu visiblement dangereux pour la fédération canadienne depuis sa majorité, en l'empêchant de faire plus de dégâts que nécessaires. Eh bien oui, le ton a été donné. Dramatique, en effet! Mais on en a déjà vu d'autres, ici, au pays des faux patriotes.

jeudi 9 février 2012

Le seigneur Desmarais: encore et toujours


« Si le Québec se sépare du Canada, ce sera ma fin » - Paul Desmarais
Un commentaire à la suite de l'éditorial de Bernard Descôteaux,  Visites à Sagard - Devoir de réserve,  qui fait le tour du parcours du seigneur Desmarais dans sa volonté de s'approprier les richesses, les ressources, les finances, bref, l'État du Québec au grand complet.

***

Desmarais qui a fait reculer Daniel Johnson père, en 1967.

La campagne de Trudeau en 1968 fut concoctée dans les bureaux de Desmarais,  à Montréal. 


Desmarais,  que Bourassa consultait en moyenne deux fois par semaine.

Desmarais qui force Bourassa, malade, en 1992,  de revenir sur ses paroles car Bourassa, comme Johnson en 1967, en était venu à la conclusion que l’indépendance était la seule solution valable.

Le seul job qu’ait jamais eu Daniel Johnson fils, à part premier ministre, a été conseiller de Desmarais. 

Le pont d’or de Charest de 2 400 000$ pour venir au PLQ venait de qui vous pensez?

Desmarais qui cède Canada Steamship Lines pour 1$ à Paul Martin.

La fille de Jean Chrétien est la bru de Desmarais.

Sarkozy qui a déclaré que sans Desmarais,  il ne serait jamais devenu président de la France.

Desmarais qui, dès 1968, déclarait qu’il ferait tout pour empêcher le Québec d’être souverain.

Desmarais est le prince des oligarques qui veulent s’emparer de notre État.

Et M. Sirois est un protégé de Desmarais. Messieurs Sirois et Legault sont associés dans la CAQ.


Desmarais a son mot à dire dans la CAQ.

Pourquoi pensez-vous qu’une carte de membre de la CAQ est gratuite?

La CAQ n’a pas besoin de l’argent de M. Tout–le-Monde. La CAQ est riche et veut permettre aux oligarques de s’accaparer de toutes nos richesses naturelles: gaz de schiste, pétrole, mines, etc… 

Ils sont en bonne voie de réussir. Avec Charest et comme soupape de sûreté (et/ou pneu de rechange), Legault.

Desmarais est le prince des oligarques qui veulent s’emparer de notre État.

Nous sommes doublement dominés: par le Canada anglais et par les oligarques.

Source: Le Devoir 

*** 

Merci, M. Ricard de rafraîchir nos mémoires. . 

vendredi 3 février 2012

Sagard: Michael Sabia invité chez les Desmarais




Taïeb Moalla SAGARD – Invité avec femme et enfant, le président de la Caisse de dépôt et placement du Québec, Michael Sabia, a passé une fin de semaine aux frais des Desmarais au luxueux domaine de Sagard, dans Charlevoix, l’été dernier.


Cette « proximité » avec la puissante famille est loin de faire l’unanimité, notamment auprès d’un ancien président de la Caisse.

M. Sabia et sa petite famille étaient les invités du président et cochef de la direction de Power Corporation, André Desmarais, au cours de la fin de semaine des 12, 13 et 14 août.

Sagard est une immense propriété privée sur laquelle se trouvent de nombreux bâtiments, un golf privé et surtout une immense maison qui rappelle le Château de Versailles, en France.

Selon nos sources, le commissaire de la Ligue nationale de hockey, Gary Bettman, était un des convives de ces réjouissances, ainsi que d’autres personnalités des milieux politique et financier.

Aucune règle violée

À la Caisse de dépôt, le porte-parole, Maxime Chagnon, a insisté pour dire qu’il s’agissait d’une simple « activité sociale » à laquelle M. Sabia s’est rendu, en voiture, avec sa femme et sa fille. « Suggérer autre chose que l’activité sociale serait purement mensonger, a-t-il dit. Il n’y avait aucun lien avec son travail. »

Mais Jean Campeau, ancien président de la CDPQ de 1980 à 1990, ne minimise pas l’affaire. « Je n’aurais jamais accepté une telle invitation, a-t-il commenté. J’ai toujours tâché de garder une certaine distance avec les grands financiers, même avec Pierre Péladeau, qui était sur le conseil d’administration de la Caisse de dépôt. »

Selon cet ancien ministre des Finances de Jacques Parizeau, « un président de la Caisse a tellement d’influence qu’il doit garder ses distances. Ça permet d’éviter la proximité. Il ne faut jamais être trop ami avec quelqu’un ».

Maxime Chagnon jure qu’aucune règle éthique n’a été violée et que l’indépendance de la Caisse n’est nullement compromise à la suite de cette invitation.

« Michael n’est pas un moine qui passe son temps à Saint-Benoît-du-Lac, a-t-il imagé. Il gère 152 milliards $ d’actifs nets. Il doit entretenir des relations d’affaires avec les milieux d’affaires et les milieux politiques au Québec et ailleurs. »

Michel Nadeau, de l’Institut sur la gouvernance d’organisations privées et publiques et ex-vice-président de la Caisse, est plutôt de cet avis. « Un séjour de deux jours pour la famille de M. Sabia, ça ne doit pas être déraisonnable. C’est un peu comme si vous alliez dans un camp de pêche ou un camp de chasse. Je ne vois pas de faux pas », a-t-il mentionné.

Des questions

Yves Michaud, du Mouvement de défense des actionnaires, n’est pas d’accord. « Administrer le bas de laine des Québécois, il faut le faire avec pudeur et retenue, a-t-il tonné. Dans ce cas-là, il n’y a eu ni pudeur ni retenue. » M. Michaud trace un parallèle avec « [Henri-Paul] Rousseau, président de la Caisse au moment où 40 milliards $ sont partis en fumée lors de la grande crise de 2008, devenu vice-président de Power Corporation quelques semaines après avoir quitté la Caisse ».

Sans surprise, l’essayiste Robin Philpot, auteur du livre « Derrière l’État Desmarais : Power », croit lui aussi « qu’un dirigeant de la Caisse doit garder une apparence d’indépendance des gens comme Power Corporation. Il a un devoir de réserve. La présence de Bettman est surprenante à moins que les Desmarais aient voulu l’influencer contre un projet de Quebecor ».

D’après M. Philpot, le « cadeau » fait par les Desmarais à M. Sabia est de lui permettre de « fréquenter des gens bien et de manger avec les grands. C’est une question de prestige ».

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Avec la collaboration de Mario Morissette
Ce que prévoit le code de déontologie
(*Extraits du Code d’éthique et de déontologie des dirigeants et des employés de la Caisse)

- Tout employé doit éviter de donner ou de recevoir quelque cadeau, invitation à une activité de divertissement, don, service, avantage ou autre faveur pouvant avoir une influence dans l’exécution de ses rôles et responsabilités, ou qui serait susceptible de porter préjudice à la crédibilité de la Caisse.
- Tout employé doit maintenir un haut standard d’indépendance et d’impartialité et éviter d’être redevable envers qui que ce soit, tant au niveau des entreprises partenaires qu’au niveau des fournisseurs.
La Caisse et Power Corporation

- Quelques semaines après avoir quitté la présidence de la Caisse de dépôt et placement, en 2008-2009, Henri-Paul Rousseau est devenu vice-président du conseil de Power Corporation.
- En avril 2009, Michael Sabia, tout nouveau patron de la Caisse, a rencontré plusieurs dirigeants du Québec inc. Une controverse avait éclaté à l’époque, car la réunion au sommet avait eu lieu au siège social de Power Corporation, à Montréal.

Source: Canoe.com via Vigile.net 

vendredi 20 janvier 2012

Madame Marois: seul son coiffeur le sait


Nul besoin d'en appeler au retour des "Yvette" pour se porter à la défense de Pauline Marois. 
On dirait qu'elle est bien capable de faire ça elle-même.


Le Parti québécois : bâti en bois de calvaire


Madame Payette a le don de nous remettre les pendules à l’heure. Ce matin encore, elle y est allée avec toute  la force, la vigueur et l'expérience dûes à son âge.  Selon elle, aucun parti du Québec n’a vraiment disparu de la carte. Sauf ... bof!

Les grands partis politiques au Québec sont reconnus pour avoir les reins solides, ou la couenne dure, si vous préférez.  D’ailleurs le plus solide d’entre eux, le Parti libéral du Québec (PLQ), né en 1867,  n’a pas fini de nous surprendre par sa verdeur.  Il a beau être le plus vieux de nos partis, mais avec ses 145 ans bien sonnés, il n’a jamais beaucoup bronché. Un chêne, vous dis-je!

Quant au Nouveau Parti Démocratique,  un parti fédéraliste fondé en 1961, il a traversé des périodes sombres et a navigué sur de longs fleuves tranquilles, mais avec ses 51 ans d’existence, on n’a jamais entendu dire qu’il était un vieux parti, ni avant ni après, le 2 mai dernier. 

Alors si on pense que le Parti québécois va disparaître de sitôt, on fait mieux d’aller se rhabiller.  Bâti comme il est, en bois de calvaire (c'est madame Payette qui le dit parce qu'elle l'a entendu ...), il peut encore tenir un bon bout de temps.

Je n’ai jamais compris pour quelle raison on le considère comme un vieux parti. Un cliché qu'ont sans doute répandu dans la population tout ceux qui ont intérêt (et surtout des intérêts) à le voir disparaître. 

Fondé en 1968, qu’on veuille bien le croire ou non,  c’est avec la force de l’âge qu’il porte bien ses 44 ans ... seulement.  Mais comme un parti est fait d'humains et d'humaines, son plus grand problème depuis un certain temps : ou qu'il se bat contre le démon du midi ou  la démence précoce.

Calvaire! 

Ma source d'inspiration: http://www.ledevoir.com/politique/canada/340649/a-l-article-de-la-mort-vraiment